Nicolas Coste – Account manager Europe du Sud chez Eosta :

Eosta en guerre contre le plastique

Eosta – entreprise hollandaise spécialisée dans l’import/export des fruits et légumes biologiques proposant entre autres une large gamme de produits exotiques – fait partie des rares entreprises à revendiquer de manière très explicite leur ambition de réduire leur recours aux emballages plastiques afin de pouvoir à long-terme totalement s’en passer.

Nicolas Coste, Account manager Europe du Sud chez Eosta, précise que pour atteindre cet objectif ambitieux, « nous cherchons dans un premier temps à sensibiliser le consommateur aux ravages qu’engendre cette surconsommation de plastique, omniprésent dans notre société. Et le secteur des fruits et légumes ne fait pas exception. Les produits biologiques sont d’ailleurs particulièrement concernés par cette problématique. Ils sont effectivement emballés dans du plastique afin de les différencier des produits conventionnels. Mais lorsque l’on voit des produits comme la mangue ou le poivron qui sont conditionnés à l’unité, il y a de quoi se poser des questions quant à notre mode de consommation. Et davantage encore dans le secteur biologique, où l’on trouve que c’est une aberration. On défend d’un côté un mode de production respectueux de l’environnement, et parallèlement à cela on commercialise les produits suremballés dans ce qui représente l’un des plus grands fléaux du 21ème siècle en termes d’écologie ».

Une réelle prise de conscience
Comme le soulève Nicolas, l’année 2018 a été marquée par une prise de conscience autour de la problématique du plastique. Beaucoup de discussions ont été engagées sur ce thème que ce soit au sein des institutions publiques, de la Commission Européenne, des consommateurs ou du secteur industriel. Le sujet a aussi été largement relayé par les associations qui déplorent la pollution à grande échelle des océans par les déchets plastiques causant entre autres un déclin inquiétant des populations marines.

Et le consommateur français semblerait de plus en plus sensibilisé à cette problématique : « Le client final souhaite de plus en plus éviter les emballages. Pour le consommateur bio engagé, éviter au maximum l’achat de produits emballés avec du plastique est depuis longtemps inscrit dans sa mentalité. Et certaines enseignes dans le bio ont depuis un certain temps déjà banni le plastique de leurs rayons. Même s’il reste pas mal de travail à faire dans les supermarchés qui utilisent encore beaucoup de plastique, le vrac se développe aussi. Alors, face à cette prise de conscience, on s’est dit que c’était le bon moment pour accentuer notre communication sur le sujet. Les gens ont conscience du problème, maintenant il faut qu’ils prennent conscience des solutions ».

Les solutions alternatives développées par Eosta
Cela fait déjà des années qu’Eosta investit dans le développement de solutions alternatives au plastique. Parmi elles, le « Natural Branding », ce fameux système de marquage naturel « sans contact » approuvée par le SKAL, organisme certificateur hollandais biologique de l’UE et que l’Account manager présente : « c’est une technique réalisée grâce à un laser très fin, qui va marquer uniquement la première couche épidermique du produit. Cette technologie nous permet de graver une marque, un logo, un numéro de lot, un slogan… ou ce que l’on veut. Il suffit d’informer la machine du motif à effectuer, les produits passent sur un tapis puis sous le laser et ressortent gravés. Aucune encre n’est utilisée, et cela n’affecte en rien les qualités organoleptiques ou visuelles du produit une fois pelé. La durée de conservation du fruit ou légume n’est pas non plus impactée. En plus de ne produire aucun déchet, l’énergie nécessaire pour un marquage est inférieure à 1% de l’énergie nécessaire pour une étiquette. Il faut savoir que pour une seule ligne de produit et un seul client, nous économisons plus de 750 000 unités plastiques, ce qui représente des tonnes de plastique. Mesuré en émissions de CO2, c’est l’équivalent d’1,3 tour du monde en voiture ! ».

Eosta fut la première à développer et proposer sur le marché des produits avec un marquage naturel et cette technique continue d’évoluer : « On a commencé à graver des produits types avocats, mangues, patates douces, et nous sommes maintenant capables de faire de même sur les agrumes type citron vert, pomelo et oranges ».

L’entreprise propose également des emballages en papier, des filets en cellulose, et développe actuellement un nouveau packaging en coproduits de cannes à sucre : « Les alternatives, il y en a, et on en propose. Mais inéluctablement, certaines engendrent un coût supplémentaire. Les emballages en résidus de cultures de canne à sucre par exemple sont plus coûteux à produire par rapport au plastique issu d’un secteur bien plus développé et donc forcément meilleur marché. Le coût de revient du produit alternatif est donc plus élevé car il intègre celui de l’emballage, ce qui peut refroidir le consommateur. Mais quelque part c’est un investissement à long terme quand on pense aux moyens financiers qui devront un jour être déployés pour nettoyer les océans étouffés par le plastique. Alors on essaye d’expliquer au consommateur pourquoi il y a une différence de prix ».

Une « Zone Sans Plastique » qui a eu du succès au Fruit Logistica et au Biofach
« Cela fait longtemps qu’on mène une guerre contre le plastique, et c’est la deuxième année que nous avons décidé de le communiquer de manière aussi visible entre autres lors des salons. De par la conjoncture actuelle, cette année notre « Free Plastic Zone » a fait beaucoup de bruit. Et nos solutions sans plastique ont suscité beaucoup d’intérêt. Que ce soit auprès des producteurs, de nos concurrents ou des consommateurs. On a eu beaucoup de retours positifs, certains sont venus nous encourager, d’autres nous ont même demandé si l’on ne pouvait pas graver leurs produits bien qu’ils soient conventionnels.

Il y a eu très peu d’autres entreprises – mis à part des spécialistes de l’emballage – qui ont mis en avant cette problématique et qui ont souhaité communiquer sur les solutions développées pour y répondre. Donc forcément, le fait d’inscrire la lutte contre le plastique dans notre ligne de conduite, et de la mettre en avant dans notre communication, nous positionne logiquement comme un des leaders dans la proposition de solutions à la question. Mais on ne peut pas dire que cela soit un axe de notre stratégie. La volonté de réduire les emballages en plastique a toujours été dans notre ADN. C’est un état d’esprit plus qu’une stratégie. Et on ne cherche pas à ce que cette lutte soit une initiative Eosta, on veut que ce soit une initiative globale ».

Nicolas conclut : « Au-delà de cette dimension commerciale, notre but avec cette Zone Sans Plastique a été d’interpeler l’ensemble des acteurs de la filière, du producteur au consommateur, sur la problématique du plastique. Car c’est un problème collectif qui concerne tout le monde. Et c’est en communiquant et en travaillant ensemble qu’on parviendra à trouver des solutions durables ».

Pour plus d’informations :
Nicolas Coste
Eosta
IJsermanweg 15
2742 KH Waddinxveen
Tél : +31 180 635 511
Fax : +31 180 890 400
Nicolas.Coste@eosta.com  
www.eosta.com 

 

 


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