50 ans de Rungis : A la rencontre des grossistes

En ce début 2019, le plus grand marché de produits agricoles au monde fête sa cinquantième année d’existence. Rungis, c’est une superficie de 234 hectares, un nombre de 1200 entreprises de gros où 40 000 personnes s’activent chaque nuit sur le site. Une véritable « ville dans la ville », version moderne des historiques Halles de Paris surnommées jadis par Emile Zola : « Le ventre de Paris ».

Afin de célébrer comme il se doit cette occasion très spéciale, plusieurs événements vont être organisés tout au long de l’année. Parmi les plus emblématiques, la réalisation de la plus grande table du monde. Le MIN a effectivement pour ambition de dépasser le record mondial de 342 mètres de long, le 17 mars prochain, afin de figurer dans le livre Guinness des records.

Quelques changements liés à l’évolution de la demande…
Stanislas Henriot et Bertrand Raepsaet de la société Dynamis – un des premiers opérateurs bio présent sur le MIN depuis bientôt 30 ans – ont vu une augmentation depuis ces 4 ou 5 dernières années de la demande en bio. Ils évoquent la création du fameux Pavillon du Bio (bâtiment D6) il y a 3 ans qui connait un très gros succès sur Rungis. Et de manière générale, ils soulèvent cette « recherche de proximité du consommateur qui n’est pas forcément une proximité géographique mais une proximité dans la connaissance du travail du producteur ». Et au-delà de l’aspect certification, cette recherche aboutit à des exigences de traçabilité relative aux origines et à la production.

… mais en 50 ans « Rungis a gardé son identité de marché atypique »
Selon Didier Marques, directeur général de la société 3D Dona et présent sur le marché depuis 25 ans, l’âme de Rungis n’a pas changé : « Bien sûr, on a donné un petit coup de jeune à nos bâtiments et on a inclus les nouvelles technologies dans notre travail et nos structures. On s’adapte également à l’évolution de la société qui va de pair avec l’apparition de nouvelles démarches qualitatives, de certifications et de normes environnementales, mais le marché en lui-même n’a pas changé. Il a conservé ce côté traditionnel comme à ses débuts. Dans la pratique même de la vente, il n’y a pas eu de grande évolution significative. Nos horaires sont restés les mêmes, il y a toujours ce contact visuel, le client qui se déplace, fait le tour des bâtiments pour choisir ses produits et négocier ses prix, afin de sélectionner ce qu’il y a de meilleur au niveau de la qualité et qui répond le mieux à ses besoins ».

« Ça reste un des marché que vous ne trouverez nulle part ailleurs en France ou en Europe de par sa diversité mais aussi par l’ambiance qu’il véhicule. C’est une ville qui ne dort jamais. C’est un marché où se nouent des amitiés, et le jeu des rencontres humaines fait que l’ambiance que véhiculait le marché il y a 50 ans est restée intacte à ce jour. Ce qui me plaisait il y a 25 ans me plait toujours aujourd’hui. Et c’est pour ça que j’y suis encore »


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