La « grève du zèle » se généralise

Suite à la rencontre qui s’est tenue mardi matin entre Gérald Darmanin – ministre de l’Action et des Comptes publics – et l’intersyndicale, la proposition de Bercy a été rejetée. Les douaniers considèrent effectivement que l’enveloppe de 14 millions d’euros visant à améliorer la rémunération des douaniers ne suffira pas à lisser les conséquences que le Brexit aura sur leurs conditions de travail.
 
Une aide insuffisante
«Hélas, ce n'est pas avec 50€ supplémentaires par mois pour tous les douaniers que l'on mettra fin aux problèmes », se désole Jean-Marc Jame, secrétaire national de la CFDT Douanes, qui estime que cette proposition « a été faite à la hâte, sans réflexion profonde et absolument pas concrète ». Le syndicaliste déplore que « les douaniers ne se sont pas forcément sentis entendus, le ministre n'a pas pris en compte la totalité des revendications, et nous a laissés une seule journée pour accepter ou rejeter l'offre, ce qui évite les débats possibles au sein des équipes ». 
 
Le Brexit étant selon lui, la « goutte d’eau de trop » qui a incité les douaniers à faire part de leurs « revendications de longue date. Pour lui, « 700 douaniers supplémentaires, ce n'est absolument pas suffisant. La Belgique, pourtant bien moins peuplée, a embauché davantage de douaniers pour le Brexit que la France ».
 
Selon le ministre des Comptes publics : « Il est normal que dans cette situation particulière (en référence à la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne), les syndicats essayent d'obtenir des choses qu'ils n'ont pas obtenues auparavant (…) On doit continuer de discuter avec eux ». Cela dit, Gérald Darmanin a toutefois rappelé que l'Etat français se trouvait en situation « de déficit », avec une « dette publique importante », et avait déjà fait des efforts en prévision du Brexit : « Nous avons augmenté de 700 le nombre de douaniers pour faire face à un Brexit « hard » le 29 mars s'il devait avoir lieu ».
 
Les conséquences de la grève
A l’heure actuelle, la grève du zèle se poursuit, avec une durée « illimitée ». D'une manière générale, des opérations de contrôles renforcés ont eu lieu sur tout le territoire français, provoquant notamment des retards aux aéroports de Paris Roissy CDG et Lyon St Exupéry. Après Roscoff et Saint-Malo, c’est le port de Marseille qui est entré en « grève du zèle » ce mercredi. Le transport ferroviaire est également perturbé. Hier, des trains d’Eurostar ont été annulés au départ de Paris à destination de Londres. Le trafic de l'A16 et de l'A26 aux abords de Calais est de nouveau affecté, entraînant des embouteillages de quatre kilomètres de poids lourds à l’entrée du tunnel sous la Manche et au port de Calais. Enfin, A Marne-la-Vallée, Amiens et Perpignan, des brigades de douanes ont renforcé leurs contrôles routiers. Les agents de Chambéry ont provoqué quant à eux des retards de 1h30 au niveau du tunnel du Mont-Blanc.
 
Source : lefigaro.fr 


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