Quebec : des serres verticales pour sauver l’église Saint-Jérôme de Matane

Dans le cadre de la recherche d’un projet viable permettant de garantir la survie de l’église Saint-Jérôme de Matane, l’organisme Patrimoine Matane, le comité de sauvegarde de l’église Saint-Jérôme et la fabrique de la paroisse Cœur-Immaculé-de-Marie, propriétaire des lieux, ont accueilli, cette semaine, Pierre Boulanger, un représentant d’Inno-3B, une entreprise spécialisée dans la conception d’équipements de culture en serres verticales d’intérieur. Le but de cette visite est une étude de préfaisabilité pour un projet de serres verticales installées dans l’église.

A l’intérieur de l’église des travaux seront effectués pour l’installation de tours permettant d’accueillir des plateaux empilés verticalement, dans lesquels, grâce à des lampes DEL, seront cultivés des salades ou des fraises. Ce processus génère une chaleur permettant d’assurer le chauffage de la bâtisse, avec le potentiel d’en exporter dans d’autres bâtiments. Cet aspect écologique, respectueux de la baisse de l’empreinte carbone, pourrait faciliter, selon Inno-3B, l'obtention de subventions pour le financement du projet. 

Modulables selon les besoins du client, les serres verticales auraient le potentiel de générer des retours sur investissements plus ou moins importants, en fonction du nombre de produits cultivés attendus et de la quantité de chaleur à fournir pour chauffer l’édifice. 

D’après les premières estimations, ce projet pourrait exiger plusieurs millions de dollars d’investissements. Cependant, les tours pourraient être montées en près d’une semaine et leur gestion ne requerrait pas plus de cinq à six personnes, avec la possibilité de faire suivre à distance, grâce à l’informatique, la production par un agronome.

Patrimoine Matane, associé à ces démarches, a réussi à financer notamment cette étude grâce au soutien de la MRC et de plusieurs acteurs de la région, dont le Quality Inn & Suites. « C’est un premier pas vers un projet très intéressant qui permettrait d’assurer un avenir à l’église, tout en conservant son caractère patrimonial, ce qui était notre priorité », déclare Raymond Tremblay, président de l’organisme.

Jean Blouin, porte-parole du comité de sauvegarde de l’église a mis en avant le cercle vertueux qu’un tel projet pourrait mettre en place, en récupérant la chaleur produite par le processus de culture pour assurer le chauffage des lieux. Cet hiver, il en a couté 50 000 $ pour financer le chauffage de l’édifice.

Les résultats de l’étude devraient être connus à la fin du mois de mai.

Source : lavantagegaspesien.com


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