L'Europe durcit les exigences phytosanitaires pour les mangues importées

L'Europe a décidé de mettre en place des contrôles phytosanitaires plus stricts pour les mangues en provenance de pays tiers, compte tenu du nombre d'interceptions d'organismes nuisibles signalé ces dernières années. Les associations agricoles espagnoles avaient déjà dénoncé la situation à Bruxelles, craignant l'importation de parasites en Espagne et au Portugal, les seuls pays producteurs de mangues sur le territoire européen.

L’UE importe chaque année environ 360 000 tonnes de mangues du monde entier. Les mangues sont le deuxième produit (derrière les poivrons) avec le plus grand nombre d'interceptions à l’entrée de l'UE. En 2017 (selon les statistiques de la Commission de l’année dernière), il y a eu 178 détections d'organismes nuisibles dans les mangues provenant de pays extérieurs. Parmi celles-ci, 149 étaient des détections de mouches des fruits, un insecte que l'UE souhaite garder sous contrôle. 

À compter du 1er septembre, le nouveau règlement sur les exigences phytosanitaires entrera en vigueur grâce à la directive 2019/523 de la Commission, modifiant ainsi la directive 2000/29 / CE du Conseil, publiée en mars dernier.

La Commission européenne a notifié cette nouvelle disposition aux pays exportateurs de mangues dans l’Union européenne. Jusqu'à présent, il était nécessaire que le pays, la zone ou la parcelle de production de mangue soit exempt de mouche des fruits et de traitements hydrothermaux. Une nouvelle exigence a maintenant été ajoutée, à savoir qu’aucun signe de mouche ne doit être observé sur le site et à proximité du site de production dès le début du dernier cycle complet de la végétation. Des inspections officielles doivent être effectuées au moins une fois par mois durant les trois mois précédents la récolte. En outre, aucun des fruits récoltés sur le lieu de production ne doit présenter de signes de l'organisme.

Bien que cela soit considéré comme une très bonne nouvelle, l'ASAJA continue de demander à la Commission de prendre davantage de mesures pour empêcher l'introduction de nouveaux organismes nuisibles dans l'UE. L’ASAJA propose notamment :

- L'enregistrement préalable à l'origine des exploitations et des exploitants.

- Des audits phytosanitaires à la source et inspections au port de départ, financés par le pays exportateur.

- La création de points d’inspection aux frontières (PIF) spécialisés dans les mangues, en particulier dans les ports où l'approvisionnement en mangues est le plus élevé.

- La création d'un corps d'inspecteurs, ayant reçu une formation adéquate et financée par les pays producteurs eux-mêmes.

En 2018, la production de Malaga s'élevait à 36 000 tonnes pour un chiffre d'affaires de 30 millions d'euros, soit 16 % de plus qu'en 2017. L'Espagne importe de plus en plus de mangues en provenance de pays tiers. En 2018, 53 500 tonnes ont été importées, soit 46 % de plus qu'en 2014. Ces importations avaient une valeur totale de 85,27 millions d'euros (moyenne : 1,6 € / kg).

Source : agroinformacion.com


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