Canicule : les prix des fruits et légumes augmentent de 6,7 %

Selon le dernier bilan de l’Insee, le prix des produits frais a bondi cet été par rapport à l’année dernière : +6,7 %. Les conditions météorologiques sont la principale cause de cette augmentation.

Malgré un ralentissement en juillet (+1,1 %) et une accélération en juin (+1,2 %), le prix des produits frais a bondi en un an. Contactée par la chaîne BFMTV, Nathalie Mourer de l’Insee explique que « Ce sont des produits dont les prix sont, par nature, très volatils. […] Les fruits et légumes représentent 80 % de cette catégorie. Leur prix dépend de l’offre de produits disponibles et en ce moment, on peut penser que les conditions météo ont provoqué des tensions sur les prix ». Ce phénomène pourrait s’accélérer si la France venait à connaître de nouvelles vagues de chaleur.

Sur les étals des marchés, les prix s’envolent. Il faut compter 3,50 euros pour un melon et près de 9 euros le kilogramme de nectarine. « C’est très cher. Quand je vois le prix des cerises qui n'a jamais été en dessous de 5,95 euros, je trouve cela étonnant », constate une cliente. Un commerçant explique : « Il y a moins de production, donc cela augmente forcément les prix ». Les consommateurs revoient ainsi leurs achats à la baisse.

Afin de lutter contre les mauvaises ventes, certains producteurs,  sur le marché de Gardanne (Bouches-du-Rhône), sont contraints de vendre leurs tomates 30 % plus cher.

Les tomates sont le produit ayant le plus souffert de la chaleur : entre 30 et 50 % de perte selon les producteurs. Claudine, agricultrice et vendeuse sur le marché, a vu ses « plants griller sur place, notamment les tomates anciennes de type cœur de bœuf, vendues à près de 5 euros le kilo cette année, contre 3,50 l'année dernière ».

« Avant on payait une cagette de tomates 10 euros, maintenant c'est 3 euros de plus. Même chose pour les haricots, on passe de 4 à 7 euros », se désole une cliente. La plupart comprennent pourtant les raisons de l'augmentation. « Avec la sécheresse, les récoltes ont été moins bonnes... Moins de fruit, ça veut dire des prix plus élevés », conclut-elle.

Selon les données du service européen Copernicus sur le changement climatique, le mois de juillet 2019, marqué par une canicule exceptionnelle en Europe, a été le mois le plus chaud jamais mesuré dans le monde.

 

Source : lest-eclair.fr / francetvinfo.fr / francebleu.fr


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