« Nous avons la responsabilité de bannir le plastique en Inde »

Pour IG International, principal importateur indien, la saison s'annonce meilleure que celle de l'année dernière. Une variété de cultures est en demande et l'année promet d'être stable, en dépit des lourds tarifs appliqués aux fruits comme les pommes.

Tarun Arora est le directeur d'IG International. Quand il parle de la saison à venir, il est optimiste : « Le marché semble très positif par rapport à la saison dernière. Il y a moins de récoltes aux États-Unis, qui avaient eu une offre excédentaire importante l'an dernier. Cette offre excédentaire a rendu les importateurs un peu plus prudents. »

Les principaux produits importés en Inde sont les pommes, qui représentent environ 65 % du total des importations. Dans l’ensemble, les prévisions pour la saison sont bonnes, mais les pommes apportent leurs lots de défis, a déclaré Arora : « Le gouvernement a augmenté les tarifs, passant de 50 % à 70 % pour les pommes américaines. C'est naturellement un gros défi pour nous. On s'attend à une demande similaire et souhaitons donc des volumes similaires à ceux de l’année dernière, mais ce sera très difficile à trouver et cher. Je pense que les attentes des consommateurs seront partagées. Certains préféreront des variétés de club à prix élevé, alors que d'autres préféreront des variétés moins chères. Cela apportera des opportunités dans les deux sens, mais ces opportunités seront également source de défis, nous devrons donc être au top de notre forme. »

Parmi les autres fruits populaires en Inde, citons les agrumes, qu'IG International importe d’Égypte et d’Afrique du Sud. « Nous prévoyons qu'il y ait moins de volumes disponibles cette année. Il en va de même pour les poires, l’Afrique du Sud faisant actuellement face à des pénuries. Il y a une forte demande pour ce fruit et je m'attends à ce que les consommateurs indiens en demandent de plus en plus. Le Kiwi a eu une offre excédentaire l’année dernière, alors que le Chili et la Nouvelle-Zélande se sont affrontés. L'offre excédentaire mettra les importateurs sur leurs gardes, comme avec les pommes. »

L'avocat est un autre fruit qui gagne du terrain en Inde. Lorsqu'on lui a demandé quel était le potentiel d'importation, Arora a admis qu'il était plus difficile que ce que l'on pourrait penser d'offrir le avocat aux consommateurs indiens : « L'avocat a très bien réussi en Inde, mais c'est très difficile en raison des prix élevés. Pour que cela fonctionne bien et que le consommateur indien puisse se permettre un prix abordable, nous devons modifier notre protocole pour le marché du transit long. »

Comme dans le reste du monde, les emballages en plastique sont un sujet brûlant en Inde. IG International se sent responsable du nettoyage de « sa part plastique », explique Arora. « En tant qu'entreprise, nous essayons de nous éloigner du plastique, ce qui n'est pas facile. Les coûts augmentent, mais nous devons prendre soin de la planète, de l'environnement. IG International lancera le mois prochain un nouvel emballage pour les pommes, qui sera disponible chez la plupart des détaillants en Inde. Nous avons une responsabilité en tant que premier importateur en Inde. Les consommateurs veulent également interdire le plastique, car ils ont vraiment apprécié le fait que les chaînes de restauration rapide aient retirer tout le plastique de leurs emballages. De la paille aux couvercles des gobelets, tout devait prendre fin et le consommateur a encouragé cette transition. »

En ce qui concerne les produits biologiques, le consommateur indien s’y est préparé, mais a été trompé : « Le plus gros problème avec les produits bio est le processus d’authentification et de validation de l’épreuve. Il a été découvert que les produits semi-conventionnels étaient étiquetés comme étant biologiques, alors même que les prix étaient ceux des produits entièrement biologiques, le consommateur s'est donc senti trahi et aura maintenant du mal à faire confiance. Les détaillants ont pris des initiatives et ont transféré les produits bio dans différents endroits du supermarché pour les mettre en valeur et souligner la différence avec les produits conventionnels. Les tarifs sont un autre facteur important. Les produits biologiques ont une valeur plus élevée et sont donc plus chers. Tous ces facteurs combinés n'encourageront pas les consommateurs vers une transition car ils seront moins enclins à faire de gros efforts à partir d'aujourd'hui », conclut Arora.

Pour plus d'informations : 
Tarun Arora 
IG International
Tél. : +91 9819248884 
tarunarora@iginternational.net  
www.iginternational.net  


Date de publication:



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