L’arrachage des pommes de terre dans les champs belges a été ralenti par la pluie. « Chaque année, on essaie de finir l’arrachage des pommes de terre pour le 1er novembre, c’est une tradition », explique Gaetan Delputte. « En 1980, il a gelé le 1er novembre. Depuis, on se fixe la Toussaint comme date butoir ». Mais après près de deux semaines, il reste encore 20 % de la production à récolter. « On a eu tout d’abord la sécheresse, qui a empêché d’arracher tout le mois de septembre. En octobre, la météo n’a pas toujours été bonne. Beaucoup de pluie. Voilà pourquoi on a une bonne semaine de retard… C’est vraiment très stressant ».
Déjà en 2016, les producteurs avaient été retardés par les intempéries. Ils avaient cependant pu clôturer leur saison assez rapidement après cette date butoir.
Les agriculteurs poussent leurs machines jusqu'à leurs limites, faisant ainsi le bonheur des réparateurs ; d’autres sont à la recherche de machines supplémentaires pour finir la récolte au plus vite. « Ça téléphone beaucoup, en ce moment tout le monde veut des machines, mais elles sont rapidement prises ! », explique Pierre Vidts, un agriculteur. S’il est possible d’en trouver d’occasion, elles deviennent rares « parce qu’on en avait besoin pour arracher en urgence ».
« Je sais que des agriculteurs ont encore 200, 300 hectares à arracher. A mon avis, on en a encore pour plusieurs semaines ! Plus l’année avance, plus c’est difficile », explique un agriculteur. Il faut pourtant terminer avant les grosses gelées, qui seraient fatales aux tubercules.
Source : vivreici.be