Agitations dans la filière tomate

Après quelques craintes en mai causées par la météo et la pression de la concurrence espagnole et marocaine, le bilan de la campagne de tomates s’est soldé sur une note positive. 

Les surfaces nationales implantées pour le marché du frais sont stables par rapport à la moyenne avec 2 300 ha. La production nationale destinée au marché du frais de la campagne 2019 est estimée à 520 000 tonnes, soit un niveau proche de l’année 2018. On observe des disparités entre les différentes régions : le Sud-Est enregistre une baisse de production alors que toute la façade Ouest, depuis la Bretagne jusqu’à l’Aquitaine, présente des progressions de l’ordre de 3 à 5 %. La production est assurée à plus de 90 % sous serre.

En mai, le marché a connu un déséquilibre et les prix étaient au plus bas pour l’ensemble de la gamme, variétés anciennes comprises. Le Réseau des Nouvelles des Marchés a déclaré la tomate en crise conjoncturelle pour sept jours consécutifs. Il aura fallu attendre juin pour que la situation se redresse grâce au retour du beau temps. Les engagements pris en variétés Grappe et Ronde viennent aussi animer un peu plus le marché. Les prix ont progressé de presque 50 %. La fin de campagne (septembre et octobre) est plutôt bonne avec des cours proches de la moyenne quinquennale. 

En bref, le chiffre d’affaires 2019 des exploitations spécialisées devrait donc être proche de 2018, bien que les épisodes caniculaires aient affecté la production de l’été.

Des questions capitales viennent troubler la filière : le chauffage des serres et les questions de pesticides. En juillet 2019, le ministère de l’Agriculture a statué : les producteurs français de fruits et légumes bio sous serres pourront continuer de chauffer, mais ne pourront pas commercialiser leurs productions en hiver, limitant de fait l’utilisation de cette pratique au reste de l’année. Cette interdiction durera du 21 décembre au 30 avril.

En ce qui concerne le Label « Zéro Résidu de Pesticides », certains opérateurs veulent proposer une troisième voie entre la culture « conventionnelle » (qui représente en France plus de 90 % des fruits et légumes) et le Bio. Il faut préciser que cette démarche est volontaire pour l’agriculteur et il ne s’agit pas d’un label officiel de qualité tel que le Label Rouge ou le Label Agriculture Biologique.

 


Source : pleinchamp.com


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