Le périple des saisonnières marocaines pour la cueillette des fraises en Espagne

En 2020, ce sont 16 500 ouvrières marocaines, 11 000 répétitrices et 5 500 nouvelles, qui prendront le large vers l’Espagne, direction la province de Huelva pour travailler dans les champs de fraises et de fruits rouges. Elles pourront rester 6 mois avec une possibilité de prolongation de leur contrat de saisonnière à 9 mois.

Depuis 2019, des vagues de travailleuses arrivent en Espagne. Le processus de recrutement est complexe : l’ANAPEC qui gère l’opération de migration circulaire depuis 2005, reçoit l’offre de l’entreprise avec les conditions souhaitées. Par la suite, elle prend contact avec le ministère de l’Intérieur pour lui faire part de la demande. Celui-ci, en tant que collaborateur indispensable de la campagne de migration circulaire, autorise l’annonce au niveau des villages à travers les Mokaddem et les Caïd. L’ANAPEC se charge ensuite d’expliquer aux ouvrières qu’il s’agit d’une offre à l’étranger, et les prépare dans ce sens.

« Nous visons le milieu rural, et pour atteindre cette catégorie de femmes, internet n’est pas accessible pour elles dans la majorité des cas. On le fait donc avec l’aide des Caïd et des Moqadem des villages. Et même la présence sécuritaire est importante lors de l’organisation de cette campagne », précise une source de l’ANAPEC. « On coordonne en parallèle avec les intermédiaires et nos collaborateurs en Espagne, qui ont a mis à leur disposition sur place un numéro vert dans le cas où il y a une plainte ou un problème en collaboration avec l’inspection du travail et les associations qui les accompagnent ».

Une fois en Espagne, les ouvrières sont prises en charge par leurs employeurs, mais des réunions sont tenues tout au long de la campagne avec l’ANAPEC afin d’améliorer les conditions de travail.

Pour la présélection sur dossier, l’ANAPEC a un quota à ne pas dépasser pour chaque région et chaque ville. Les deux critères de sélection sur lesquels insistent les employeurs espagnols, sont le fait d’être mariée et d’avoir des enfants. Cela garantie leur retour dans leur pays d’origine. L’année dernière l’ANAPEC a enregistré 67 tentatives de fraude, à savoir des personnes qui se présentent avec CIN à la place des ouvrières sélectionnées.

Pour les 11 000 répétitrices, les demandes reçues sont nominatives : « L’ANAPEC travaille avec un système d’information espagnol à travers lequel les contrats sont édités. Une fois le contrat de l’ouvrière édité, elle vient sur place, elle le signe et constitue son dossier qui doit comprendre notamment le contrat de travail, une demande de visa avec un compromis de retour une fois la période de travail écoulée, et un certificat médical attestant de l’absence de maladies ».

C’est l’ANAPEC qui s’occupe de constituer les demandes de visas. Une fois le OK reçu de la part du consulat, les entreprises espagnoles donnent ainsi un délai d’une semaine à l’ANAPEC pour contacter les concernées et organiser leur départ. « Une fois convoquées, on leur donne l’heure du départ et l’heure à laquelle elles doivent être au port pour les préparer et les envoyer », détaille la source.

 


Source : hespress.com/


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