Les attaques d’insectes aident la culture bio

Des chercheurs de la Texas A&M AgriLife Research ont affirmé que manger des fruits ayant été attaqués par des insectes aurait un bénéfice pour la santé.

En expérimentant sur des feuilles attaquées par des insectes : « Les réponses au stress créées dans les fruits et légumes ont déclenché une augmentation des composés antioxydants avant la récolte, ce qui peut les rendre plus sains pour la consommation humaine », détaille Luis Cisneros-Zevallos, chercheur en horticulture et agroalimentaire.

Les équipes ont voulu répondre à la controverse selon laquelle l'agriculture biologique produit des aliments dotés de niveaux plus élevés en phytonutriments. « De nombreuses études dans le passé ont soutenu cette idée, mais beaucoup d'autres n'ont montré aucune différence ». En effet, les études faites jusqu’alors se contredisent. 

« La principale hypothèse était que les cultures bio, plus soumises à des attaques parasitaires, sont davantage portées à se défendre. Or, pour s’adapter à un stress, en réaction à un environnement, les plantes produisent des molécules de défense dont certaines sont antioxydantes », explique le microbiologiste Philippe Nicot, chercheur à l’Institut national de recherche agronomique (INRAE). En activant leur métabolisme pour se défendre, les plantes peuvent déplacer la source de carbone nécessaire - productrice d’énergie - pour produire des composés antioxydants.

L’étude répond : « Nous avons prouvé que le fait d’infliger aux feuilles des plantes des blessures comparables à celles provoquées par les ravageurs produisait des fruits plus sains. » En infligeant des sévices aux feuilles de fraisiers quelques jours avant la cueillette, « plusieurs gènes liés à la biosynthèse des composés phénoliques et au transport du sucre se sont surexprimés dans la fraise. En conséquence, les sucres solubles totaux et les antioxydants phénoliques ont augmenté de manière significative », explique Facundo Ibanez, chercheur à l'Instituto Nacional de Investigacion Agropecuaria, en Uruguay. La hausse des phénylpropanoïdes, des composés organiques réputés anti-inflammatoires et anti-oxydants a atteint 137 %.

« Comprendre comment ces antioxydants sont produits par un simple stress comme les blessures peut certainement transformer le fonctionnement de l'industrie des produits frais, y compris biologique et conventionnelle », précise Luis Cisneros-Zevallos. « Et cela pourrait permettre à l'industrie d'adopter de nouveaux outils basés sur le stress avant la récolte pour favoriser l'accumulation d'antioxydants plus sains dans les produits frais et les aliments transformés. »

 


Source : sciencesetavenir.fr


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