Blue Whale enregistre une perte de 150 000 € à cause des grèves

Alors que la mobilisation pour les retraites continue, la coopérative Blue Whale a annoncé une perte de chiffre d’affaires de 15 %. « Nous sommes habitués chaque année à faire face à des problèmes techniques ou météo qui bloquent nos bateaux, explique Christophe Belloc, président du premier exportateur français de pommes. Cela fait partie des risques de l'exportation. Généralement, quand il y a une semaine de grève, on arrive à compenser avec la suivante. Le problème là, c'est que les premiers bateaux annulés étaient mi-décembre et que nos clients annulent leurs commandes. Sur le dernier mois, entre les cargaisons restées à quai et les transferts de nos marchandises vers d'autres ports européens, nous avons perdu 150 000 euros. » Cette somme représente les gains que pouvaient espérer les producteurs grâce à la récente hausse des prix de la pomme.

En effet, sur les 220 000 tonnes de pommes de table commercialisées par Blue Whale sur la récolte 2019, seul un quart est destiné au marché français. Les pomiculteurs du Tarn-et-Garonne sont donc largement impactés par ces problèmes de logistique. Afin de palier à cela, la coopérative signe des contrats avec des ports étrangers comme ceux de Barcelone, ou même de Belgique et d’Italie. « Ça engendre des coûts assez importants et nous ne sommes pas prioritaires, n'étant pas des clients référencés. Ce qui est dommage, c'est que ces dernières années, les ports français avaient retrouvé une certaine fiabilité. Avec ces grèves, on se rend compte que tout ça est terminé. On diminuera probablement la part de nos sorties pour les ports français dans les années qui viennent pour privilégier des ports étrangers. »

A cause des blocus dans le port du Havre, les stocks devant être envoyés vers les États-Unis sont bloqués sur les quais. Le port normand est en effet le seul habilité, par les douanes américaines, à exporter des fruits.

En ce qui concerne le Brexit, la société exportatrice montalbanaise a pris les devants : « Depuis le temps qu'on nous le promet, nous avons pris nos dispositions, assure Christophe Belloc, président de Blue Whale. Pour commencer, nous avons mis en place une structure en Angleterre qui sera importatrice. Ensuite, pour éviter que les fruits restent bloqués dans des camions le temps des contrôles douaniers, nous avons réservé des aires de stockage à proximité directe de la zone de contrôle. Enfin, nous avons travaillé sur la libre circulation de chargements complets au départ d'un site bien référencé pour que le contrôle se fasse dès le départ et que le camion ne soit pas stoppé à la frontière. »

 


Source : ladepeche.fr


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