Le congrès national des producteurs de fruits se tient à Chenu

Hier et aujourd’hui, Charlie Gautier, un producteur de pommes dans le Sud Sarthe, a organisé le congrès national des producteurs de fruits dans la commune de Chenu afin de traiter des enjeux économiques et environnementaux mais aussi de l'avenir de la profession.

« L'arboriculture française a été divisée par deux en quinze ans. En Sarthe, ce sont 1 000 hectares de vergers qui sont cultivés, ce qui représente 70 000 tonnes de fruits produits chaque année et mille emplois. Si vous supprimez l'arboriculture dans le département, c'est mille emploi de moins », explique-t-il à France Bleu.

Il s’inquiète de la concurrence déloyale de pays européens comme l’Espagne et la Pologne : « L'Espagne ou la Pologne utilisent des produits phytosanitaires qui sont interdits en France. La main d'oeuvre y est aussi moins coûteuse. Alors forcément cela se ressent sur les prix. Nos fruits sont 30 à 40 % plus chers ». A ce rythme difficile de tenir face à ses concurrents.

Si la loi Egalim, promulguée par le gouvernement, prévoit qu’à partir du 1er janvier 2022 les produits français ou locaux représentent la moitié des aliments au menu des cantines et de la restauration collective en général, cela ne rassure pas pour autant le producteur. « Si le producteur doit livrer lui-même ses fruits et légumes dans les cantines scolaires ou les maisons de retraite, la note de carburant va coûter plus cher que les deux caisses qu'il va vendre. Il faut que la filière s'organise en mettant en place un réseau de transport logistique ».

Charles Gauthier ne vend que 3 % de sa production en Sarthe. Il produit 3 500 tonnes de pommes par an à la Bruère-sur-Loir. 85 % pour le marché français, le reste à l’export. Avec ce congrès, il souhaite faire réagir les législateurs de manière à ce qu’ils gardent les pieds sur terre face aux réalités du terrain : « Toutes les décisions sont prises à Paris. D'habitude, notre assemblée est organisée dans les palais des congrès des grandes villes et je ne pense pas que dans le palais des congrès du Mans, il y ait beaucoup de pommes. Donc c'était pour faire revenir sur terre une strate parisienne, la faire rentrer dans les vergers, pouvoir mettre des bottes et regarder ce qui se fait ». 

 


Source : francebleu.fr


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