Un label « bio français équitable » lancé par Picard et les agriculteurs bio

La Fédération de l'agriculture biologique (Fnab) a annoncé cette semaine qu’elle allait lancer un label « bio français équitable » qui servira à garantir aux consommateurs des légumes biologiques produits en France et un prix rémunérateur aux agriculteurs bio.

Déjà expérimenté par le groupe Picard, ce label a été pensé depuis 2016 pour construire « une filière locale et équitable », explique Stéphanie Pageot, secrétaire nationale de la Fnab. « Le marché biologique se développant, l'opportunité s'est présentée de construire des partenariats forts avec des entreprises de l'agro-alimentaire sur une bio qui corresponde à nos valeurs ». Picard a signé des contrats tripartites avec trois organisations de producteurs bio et un transformateur du Sud-Ouest de la France.

Dès le 2 mars, on trouvera dans les 87 magasins Picard de Nouvelle-Aquitaine et d’Occitanie une nouvelle gamme bio et locale sur laquelle sera apposé le label Bio français équitable. Ce label sera contrôlé par un organisme certificateur.

Guillaume Riou, président de la Fnab, a déclaré : « En 2015, avec le changement d'échelle de l'agriculture biologique, on est passé de 7 % de croissance annuelle des taux de conversion, à 15-18 %. L'agriculture biologique est sortie de sa niche et a été complètement institutionnalisée. Tous les opérateurs s'en sont emparés : la distribution, les opérateurs de la transformation, les institutions, le système bancaire ». Certains distributeurs ont ainsi utilisé les produits bio comme produits d'appels en cassant les prix. 

Pour préserver cette filière ayant des coûts supplémentaires à cause de ce mode de production, il faut éviter un alignement des prix vers le bas. Le « risque déflationniste par la massification » et « le commerce équitable a donc été la première brique pour redonner une place importante dans la chaîne de valeur aux agriculteurs face au monde de la transformation et de la distribution et pour satisfaire in fine le consommateur avec un prix qui ne soit pas exagéré », précise-t-il.

A terme seront ajouté la biodiversité, les dimensions sociales, ou encore la question du bien-être animal. La Fnab espère également que d'autres marques ou enseignes de distribution s'en empareront.

 


Source : lefigaro.fr


Date de publication:



Receive the daily newsletter in your email for free | Click here


Other news in this sector:


© FreshPlaza.fr 2020

Abonnez-vous à notre lettre d'information quotidienne pour vous tenir informé(e) des dernières actualités!

S'abonner Je me suis déjà inscrit(e)