Augmentation des prix des fruits et légumes dans les supermarchés français

Les consommateurs se plaignent sur internet et dans les médias des nombreuses augmentations de prix concernant les fruits et légumes. Du côté des gérants, il s'agit seulement de fluctuations habituelles des prix. Cependant, celles-ci ont toutefois augmenté car la production française est désormais privilégiée.

« J'ai été faire les courses vendredi au supermarché, le chou-fleur coûtait 5,99 la pièce, alors qu'il était à 1,99 € il y a quelques semaines », déclare un consommateur à l’antenne de la radio France Bleu. Mais les fruits et légumes sont-ils vraiment devenus plus chers ?

Pour les gérants des supermarchés, ce ne serait pas le cas : « Ce sont les fluctuations normales du marché ! Même en temps normal, les fruits et légumes ne sont pas comme la viande de bœuf où l'on peut garantir un prix à peu près stable sur l’année », explique l’un d’entre eux. Par exemple, « la semaine dernière on vendait la fraise gariguette à peine à 1,50€ la barquette parce qu'on avait une surproduction, ça a duré deux jours et puis c'est remonté, maintenant on la vend deux, voire deux fois et demi plus cher ». Les variations de prix peuvent être importantes : « D'une semaine à l'autre, le prix peut beaucoup varier en fonction du moment où on achète la palette de choux ».

Aussi, depuis le début du confinement, les enseignes se sont engagées à davantage acheter de fruits et légumes français. « C'est sûr qu'une tomate en grappes française, c'est deux fois plus cher qu'une tomate belge ou des Pays-Bas », précise le gérant. A cela, il faut ajouter le prix du transport : « Une tomate du Maroc qu'on faisait venir à 50 centimes le kilo, aujourd'hui elle vient peut-être à 70 centimes ». 

« Avec le confinement, on a reporté toutes les dépenses de nourriture qui se divisaient entre la cantine des enfants, le sandwich à midi et le restaurant le soir sur le supermarché. On achète plus parce qu'il faut faire tous les repas. Forcément, on a l'impression de dépenser beaucoup plus », commente le gérant pour mettre l’accent sur l’effet psychologique de cette montée des prix dans l’esprit des consommateurs.

Selon le journal Le Parisien, on noterait tout de même des écarts de prix assez conséquents. Certains produits on vu leur prix doubler, comme les carottes (de 1,40 euro le kilo à 2,75 euros), les poireaux (1,99 euro à 3,99 euros le kg) et les endives (de 3 à 4,39 euros le kg).

« De nombreux pays comme l'Espagne, le Portugal ou l'Italie ne peuvent plus autant livrer la grande distribution. Or les écarts au niveau des salaires et surtout des charges avec ces pays sont parfois colossaux », explique André Bernard, président de la Chambre d'agriculture de la région PACA. Chaque produit pose des problématiques différentes. Les carottes arrivent par exemple en fin de cycle. Il s’agit aussi d’une production très manuelle et très coûteuse.

Pour les endives, la flambée des prix avait même commencé avant le coronavirus car elle est due à la baisse de la récolte avec la sécheresse de la fin d’été.

« L'offre de fruits et légumes italiens ou espagnols par exemple, courgettes et tomates en tête, s'est restreinte (moins de salariés, davantage de précautions à prendre, etc.) Du coup, comme la demande devient trop importante, les tarifs s’envolent », précise Laurent Grandin, président de la filière Interfel.

Pour Jacques Creyssel, président de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), « A partir du moment où nous avons décidé de donner la priorité aux produits français, plus chers, il y a notamment sur ces produits d'inévitables hausses tarifaires, mais cela fait partie de l'effort collectif national ».

Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire a précisé : « Je veillerai à ce que l'augmentation des prix alimentaires reste acceptable. Et s'il devait y avoir des abus, ils seront sanctionnés ».

Si certains légumes ont vu leur prix augmenter du fait de problèmes d'approvisionnement, d'autres en revanche sont devenus plus abordables. Cela est dû à la perte par des producteurs français des débouchés de la restauration ou de l'industrie agro-alimentaire, comme avec la filière de la pomme de terre. « Avec la fermeture des restaurants, ils se retrouvent avec des stocks sur les bras qu'ils cherchent à écouler », explique André Bernard.

Pour les asperges, certaines comme les grosses blanches sont des produits haut de gamme plutôt destinés à la restauration de ville. Les grandes surfaces « ne savent pas bien mettre les asperges blanches en valeur, alors ils mettent tout au même prix alors qu'elles coûtent normalement plus ». 

Du côté des fruits, les oranges et les pommes ont conservé un prix stable.




Source : francebleu.fr / bfmtv.com / capital.fr


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