Hausse de 9 % du prix des fruits et légumes depuis le début du confinement

Une étude de l'UFC-Que Choisir relayée par Le Parisien et menée dans plus de 4 600 drives du pays et sur 116 000 prix, a révélé que les prix des fruits et légumes ont augmenté de 9 % depuis le début du confinement. La hausse varie de 6 % pour les produits dits conventionnels et jusqu'à 12 % pour les articles biologiques.

Grégory Caret, de l’UFC-Que Choisir souligne l’importance de cette hausse : « Quand on sait que les fruits et légumes représentent environ un quart du panier des produits de première nécessité, c'est dire l'impact de cette hausse sur le budget des ménages ».

Plusieurs éléments explique cette augmentation, entre le coût des transports, l’emballage plus fréquent des légumes, et la mise sur le marché de produits français plus chers. Mais la cause principale est la baisse de l’offre à cause du coronavirus et du confinement. En effet, l’agriculture des pays est sous pression. Certains pays comme l’Italie ou la Pologne, qui exportaient beaucoup en France, ont fermé leurs frontières. Cela engendre la raréfaction de certaines productions agricoles. Ainsi, le tarif des citrons verts bio a grimpé de 16 %, ceux des tomates en grappe bio de 25 %, alors que l'offre de citrons verts chutait de 27 % et celle des tomates de 20 %. On trouve aussi des tarifs qui flambent alors même que l'offre reste abondante, ceci étant dû au passage de productions espagnoles (fraises, tomates) ou marocaines (tomates), qui elles sont bon marché, à des productions françaises de meilleure qualité mais aussi plus chères.

A cela il faut ajouter la hausse des coûts de production, comme le transport qui a augmenté de 30 %, mais aussi la mise en place de mesures de sécurité (masques, nettoyage du matériel, etc.), et une main d’œuvre bon marché bloquée aux frontières. De plus, les produits frais font l’objet d’un emballage systématique par les drives pour rassurer les consommateurs. « Certains de ces facteurs de hausse étant les mêmes que pour les produits de grande consommation, notre crainte est que ce qui se passe actuellement sur les fruits et légumes ne soit précurseur de ce qui se passera plus tard sur les produits agroalimentaires », résume Grégory Caret.



Source : leparisien.fr / 20minutes.fr

 


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