Vague d'augmentation du prix des produits frais en Europe

Du fait des retombées de la crise sanitaire et économique, les prix des produits frais ont augmenté dans plusieurs pays européens. Plusieurs études réalisées en Europe confirment une hausse des prix pouvant parfois atteindre 30 % selon les produits.

En France, l'association UFC-Que Choisir a enregistré une hausse moyenne de 9 % sur les produits depuis la mi-mars. En Allemagne, le cabinet AMI a noté une augmentation des prix atteignant 10 % en avril. Outre-Rhin, les brocolis et les choux-fleurs, venant d'Espagne et de France, ont augmenté de 30 %, tandis qu’en Pologne, le prix des pommes a doublé par rapport à 2019. « Tous les jours, les prix augmentent », s’exclame Grazyna, un retraité polonais.

Depuis la fermeture des frontières, les pays producteurs ont été privés d’une main-d'oeuvre saisonnière suffisante pour les récoltes. De plus, les difficultés d'approvisionnement international se sont multipliées. « Il est devenu beaucoup plus difficile de faire passer un produit d'un pays à un autre », déplore Kristjan Bragason, secrétaire général du syndicat européen de l'agriculture Effat.

Il faut aussi ajouter à cela une augmentation de la demande au niveau des produits frais depuis que les gens sont contraints de rester chez eux et donc cuisinent plus. Cela ne fait qu'enchérir les prix.

En France, 86 % des consommateurs estiment que les produits alimentaires et de grande consommation ont augmenté pendant le confinement d’après une étude de Bonial. Il faut dire que la culture du « consommer local » qui s’est développée durant le confinement représente un coût plus élevé que la consommation de produits étrangers. « Les fruits et légumes sont plus chers parce que ce sont les fruits et légumes français », a déclaré Christiane Lambert, présidente du premier syndicat agricole FNSEA. Ce « patriotisme culinaire » encouragé par les autorités et organisations professionnelles a aussi été suivi en Pologne.

Il faut aussi noter que les frais de transport ont flambé de 30 % : « En temps normal, les camions, après avoir déchargé leurs navets ou leurs pommes, reviennent en livrant des produits industriels ou pharmaceutiques. Comme la plupart des usines sont à l’arrêt, ils rentrent désormais à vide, ce qui ne permet plus d’amortir le coût de transports », expliquait Laurent Grandin, président d’Interfel, au journal Le Parisien.

Le dernier point qui explique cette augmentation est la question des emballages. Depuis la propagation du Covid-19, les Français ont tendance à privilégier les fruits et légumes emballés. « Les entreprises de l’alimentation supportent des hausses de coût directement liées à l’augmentation des prix des matières premières, des coûts de maintenance des outils de production ou encore de l’achat des équipements de protection des salariés », a déclaré l’Association nationale des industries alimentaires (Ania).

Dans certains pays comme l’Espagne ou le Royaume Uni, en revanche, les prix ne sont pas impactés. En effet, les producteurs et distributeurs ont encaissé la hausse des coûts, pour éviter de la répercuter sur les prix de ventes aux consommateurs. « Au début, les prix avaient un peu grimpé mais maintenant ils sont redevenus pratiquement comme avant », précise Jésus Hernandez, maraîcher dans le marché espagnol de Cebeda. De même, le British Retail Consortium n’a pas noté de « hausse significative des prix ». Pour ces producteurs, ils estiment que les marges dégradées vont devoir retrouver leur niveau d'avant la crise sanitaire, si les agriculteurs et les entreprises du secteur veulent continuer à vivre.

 

Source : novethic.fr / capital.fr / journaldeleconomie.fr


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