La société Rougeline fait le point sur ce qu'a été le marché durant le confinement

Durant les deux mois de confinement, le marché des fruits et légumes a été quelque peu mouvementé. La société Rougeline, qui possède la marque « Les Paysans de Rougeline », revient sur cette période.

La société dispose d’une production qui s’étend sur trois bassins de production, alimentés par 230 exploitations agricoles situées dans le Sud de la France (Provence, Roussillon et Nouvelle Aquitaine). En 2018, la société a produit 90 000 tonnes de fruits et légumes.

Rougeline n’a pas été gênée par les problèmes de main-d’œuvre rencontrés par de nombreux agriculteurs : « « Chez nous, la main-d’oeuvre saisonnière étrangère était déjà arrivée, avant la période de confinement. Car début mars, les cultures avaient déjà démarré », explique Gilles Bertrandias, le directeur.

« Il y a eu un flottement à tous les niveaux lors de la première semaine de confinement. Face à ça, la priorité était de retrouver un équilibre dans le marché. Au-delà de récolter les fruits, on s’est vite organisé mais aussi il fallait être capable de les vendre », précise-t-il.

Entre les pics de consommation du début et le calme qui s’en est suivi, « il a été observé une baisse de la fréquentation de l’ordre de 50 %, contre-balancée par une progression du panier moyen de 70 % à 80 %. ».

Le fait que les gens cuisinent plus a favorisé la demande en fruits et légumes. De plus, « La production française a été protégée par rapport aux produits étrangers, bloqués à nos frontières. Cette situation inédite, par rapport à cette concurrence que nous subissons en général en mars et avril, a permis d’écouler relativement bien nos productions de fraises, de tomates. »

Aujourd’hui, l’entreprise est revenue « à une pleine période de production ». Le président précise que c’est aux acteurs du secteur de dynamiser le marché en sortie de cette période. « Il faut monter des opérations, mobiliser des clients, faire vendre plus, actionner tous les leviers pour animer le marché ». Ceci concerne aussi la tomate, le produit phare de la société : « dans un contexte où tous les prix ont été quasiment divisés par deux en tomate. De 2,50 € en avril, elles sont vendues aujourd’hui à 1,20 €. Dans cette phase post-confinement, on le sait, encore plus qu’avant, l’entreprise aborde une période où il essentiel de réapprendre à s’adapter. C’est toute la subtilité de savoir l’appréhender à chaque étape, en sachant tirer partie du mieux possible d’une situation complexe. La reprise du travail fait que les gens cuisinent moins. C’est une double problématique puisque les restaurants n’ont pas rouvert. Nous sommes perdants sur les deux tableaux. »

En ce qui concerne les fraises, après un début difficile, le directeur a bon espoir que la filière « devienne équilibrée, positive ». L’activité de la société ne baisse pas son régime : « Les salariés ont fait preuve d’une grande solidarité. Ils sont contents de venir bosser. J’estime qu’on s’en tire assez bien quand on voit de quelle manière les autres secteurs d’activité économique ont été touchés. Dès lors qu’on a eu la capacité de faire notre travail, de ramasser, de conditionner, de vendre, de transporter nos produits, et bien je peux dire que la société Rougeline est parvenue à tirer son épingle du jeu. En cette phase active de récolte des cultures, il était vital pour nous de travailler. Sinon, ça aurait été une catastrophe. »

 


Source : actu.fr


Date de publication:



Receive the daily newsletter in your email for free | Click here


Other news in this sector:


© FreshPlaza.fr 2020

Abonnez-vous à notre lettre d'information quotidienne pour vous tenir informé(e) des dernières actualités!

S'abonner Je me suis déjà inscrit(e)