La question de la main-d’œuvre étrangère au Québec toujours en suspens

Dans le milieu agricole, l’incertitude face à la possibilité de recourir à des travailleurs ne fait que s’accroître alors même que certaines mesures ont déjà été votées. « Les employeurs ne savent pas à quoi s’en tenir. Le fédéral a annoncé qu’il n’y aurait pas de problème pour obtenir des travailleurs étrangers temporaires, mais dans les faits, c’est autre chose », explique Eliot Lapointe, agent de liaison aux entreprises de la stratégie de main-d’œuvre Ose le pays des bleuets.

Certaines entreprises ne pourraient recevoir que la moitié des travailleurs demandés. De plus, les ouvriers devront être placés en quarantaine tout en étant rémunérés pour deux semaines. Quelques agriculteurs auraient souhaité utiliser les étudiants étrangers restés sur le territoire pour travailler à temps plein, mais cela leur est interdit. Ces derniers ne peuvent en effet travailler que 20 heures par semaine maximum.

Le secteur de l’agriculture québécoise travaille avec de nombreux ouvriers venus du Mexique ou du Guatemala pour assurer le travail dans les champs. Pour l’instant, il est impossible de prévoir comment se déroulera le travail cet été : « On sent une grosse inquiétude chez les producteurs. Les agriculteurs ont besoin de pouvoir faire des prévisions à long terme, de savoir à quoi s’attendre, mais là, on ne sait pas à quoi s’en tenir. Vont-ils avoir le nombre de travailleurs voulu ? On ne le sait pas du tout. C’est un gros pari que les producteurs doivent faire », précise François Potvin, conseiller en développement agricole à la MRC de Maria-Chapdelaine.

 


Source : nouvelleshebdo.com


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