Le président des Chambres d’agriculture appelle les enseignes à continuer de miser sur l’agriculture française après le confinement

Face au monde post-confinement, la FNSEA et les Chambres d’agriculture ont publié plusieurs propositions cette semaine afin de garantir à la France une souveraineté alimentaire. Sébastien Windsor, président des Chambres d’agriculture françaises, a dévoilé certaines des pistes envisagées lors d’un entretien avec BFMTV.

Pour Sébastien Windsor, « La relation des Français à l’agriculture et à leur alimentation a changé ». La population a réalisé que la France dépendait énormément de l’étranger pour s’approvisionner en nourriture. Si l’autosuffisance n’est pas envisageable de par le besoin d’importer certains produits tels que les bananes et les ananas, l’objectif serait d’accroître le pourcentage de produits français consommés chez soi ou en restaurant. En effet, aujourd’hui seulement « 13 % de légumes produits en France, et 46 % de fruits » sont consommés dans l’hexagone, en incluant ceux cultivés outre-mer.

Le président reconnaît cependant que la relation entre les Chambres d’agriculture et la grande distribution s’est améliorée. « Sur certains produits, lorsque les distributeurs étaient en rupture de stock, ils ont su assouplir leurs politiques d’achat. Pour permettre, par exemple, à un directeur de supermarché de décider de son propre chef de référencer un produit local, sans passer par une centrale d’achat. Au début du confinement, le patron d’Auchan m’a appelé directement pour me demander comment on pouvait travailler ensemble. Il m’a ensuite envoyé une liste de contacts des directeurs de tous ses magasins, pour les mettre en lien avec des producteurs locaux. En 48 heures, ils ont référencé des nouveaux producteurs et mis leurs produits en rayon. Cela a très bien fonctionné avec Auchan donc, et aussi avec les magasins U, Intermarché, et Lidl, qui jouaient déjà le jeu avant et qui ont continué ».  Pour lui, il est essentiel que cette relation se poursuive, « peut-être en l’imposant ».

Sébastien Windsor est aussi revenu sur les questions d’étiquetage. « Nous plaidons plus que jamais pour que le consommateur soit informé de l’origine des matières premières des produits qu’il consomme. Aujourd’hui, cet étiquetage existe pour la viande, les fruits et légumes, mais pas pour les produits transformés ». Il souhaiterait que cet étiquetage soit aussi appliqué « dans la restauration hors domicile ».

Enfin, Sébastien Windsor appuie la nécessité de ne pas produire que des produits haut de gamme. « Nous sommes capables de vendre des produits qui ne gréveraient pas de manière dramatique le pouvoir d’achat des consommateurs. Il faudrait pour cela qu’on impose aux produits importés les mêmes règles que celles que nous devons respecter. Sur les produits phytosanitaires notamment, parce qu’aujourd’hui, une grande majorité des produits agricoles importés porte des résidus d’insecticides qui sont interdits depuis plusieurs années chez nous. Il ne s’agit pas de retirer les normes actuelles. Mais aller au bon rythme pour durcir les règles permettrait de ne pas faire exploser les coûts. »

 


Source : bfmtv.com


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