Les potagers urbains se développent dans le monde entier

Si on rencontre de plus en plus de potagers urbains en Europe, le Vieux Continent est loin d’être le seul à surfer sur la tendance. En effet, au Guatemala, les installations potagères poussent sur les toits des immeubles.

Avec la crise du coronavirus, les habitants de ce pays d’Amérique centrale ont décidé de lutter contre les pénuries alimentaires en improvisant des potagers sur leurs balcons ou dans les patios. « Avant nous n’avions ni le temps, ni la place, mais nous sommes en temps de pandémie, et j’ai pu m’y mettre. Maintenant c’est un complément pour nous nourrir », explique Adriana Armas, une étudiante âgée de 25 ans vivant dans la capitale. « Bien sûr, nous ne vivons pas de l’agriculture comme beaucoup de gens à la campagne. C’est un plan B en prévision de ce qui peut nous arriver. »

Que ce soit dans des cartons à œufs ou dans un coin dédié, ils sont nombreux à s’être lancé dans l’aventure. Pour Crista Chavez, ingénieure chimiste, c’est un projet à « long terme car cela demande beaucoup d’apprentissage, d’acquérir beaucoup de techniques, et comme être humain cela fait partie de nous, le fait de pouvoir récolter. » Elle s’occupe de ses plants avec ses enfants afin de les éduquer sur les produits et l’alimentation.  

« Le potager, c’est une école. Il produit de la nourriture, des semences et permet la transmission de notre héritage biologique et culturel », indique Erick Torres, éducateur en techniques agricoles bio pour une organisation internationale. Ce dernier travaille d’ailleurs avec son frère à la fabrication d’une serre dans la ville touristique d’Antigua Guatemala. « En raison de la situation que nous vivons, nous voyons la nécessité d’élargir et diversifier les cultures pour subvenir aux besoins alimentaires ». Cet engouement pour les potagers urbains a d’ailleurs fait se multiplier la demande en « semences traditionnelles ». 

« Maintenant, avoir une carotte, une pomme de terre dans son assiette cela nous fait mesurer la valeur de l’aliment et de la terre », commente Alejandro Torres, un barman converti au jardinage alimentaire. « Retrouver nos racines, c’est important. Malheureusement, il nous aura fallu en passer par là (...) pour savoir d’où nous tirons notre nourriture (...) réapprendre à cultiver des potagers. »

 


Source : zurbains.com


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