Forte augmentation du prix des fruits et légumes durant le confinement

Une étude de l’association UFC Que choisir effectuée entre le 2 mars et le 11 avril 2020 met en relief une forte hausse des prix des fruits et légumes durant le confinement. L’enquête montre une croissance des prix de 9 %, de 6 % au cours de la même période pour le conventionnel et de 12 % pour le bio.

Le président d’Interfel, Laurent Grandin, a souhaité tempérer les conclusions du journal en expliquant que les prix de début avril sont toujours plus élevés que les prix de début mars. « C’est comme ça depuis 40 ans », explique le président d’Interfel. « Ces hausses s’expliquent par le fait que l’on passe des productions d’hiver moins coûteuses et davantage stockables comme les pommes et les poires, les légumes racines à des productions d’été, moins mécanisées et surtout plus fragiles comme les pêches, les fraises ou les nectarines. Ces variations de prix sont observées chaque année. Elles s’expliquent par la nature des productions. Les prix atteignent un plateau pendant l’été puis redescendent avec les productions d’hiver », précise-t-il.

Néanmoins, Laurent Grandin reconnaît que d’autres phénomènes sont venus amplifier ces variations. Avec un prix des fruits et légumes en hausse de 3,5 % par rapport à mars 2019 et de +10 % en avril 2020 par rapport à avril 2019, elles dépassent la normale. Cela serait dû aux mesures de protection mises en place et à l’augmentation des frais de transport : « On peut considérer que la filière est loin d’avoir répercuté les hausses de coûts subies pendant cette période », commente le président d’Interfel. Par exemple, en raison du confinement, les fraises et les tomates importées d’Espagne et du Maroc n’ont pas été aussi nombreuses sur le marché. « Or ces deux pays complètent traditionnellement les volumes français. Au mois de mars et d’avril, la production française n’a pas la capacité de répondre à plus de 40 % de la demande nationale », précise Laurent Grandin. Cela a donc fait grimper les prix de ce produit.

Pour le président d’Interfel, cette hausse de prix n’a pas pour autant profité aux producteurs. Ces derniers ont eu du mal à vendre leurs produits durant les deux premières semaines du confinement : « Les fraises, mais aussi les asperges de France ont eu du mal à s’écouler car les Français se sont complètement détournés des produits frais pour se ruer sur les produits non périssables. Les producteurs, eux, ont eu du mal à trouver des travailleurs saisonniers pour la cueillette. Il ne faut pas oublier que les fruits et légumes sont des produits doublement météo sensibles à la production et à la consommation. »

 


Source : lsa-conso.fr


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