Des oliviers en Corrèze pour remplacer les noyers ?

Avec la sécheresse qui revient chaque année, les noyers se fragilisent, les feuilles tombent des arbres en plein mois d’août par manque d’eau. Plusieurs producteurs s’interrogent donc sur l’avenir de la culture du noyer en Corrèze.

« Avec le stress hydrique, les noyers perdent leurs feuilles. Sans cette protection les noix brûlent et ne sont plus bonnes à la consommation », explique Jérôme Aubarbier, technicien chez Perlim noix. Des taches apparaissent sur les fruits en raison de la faible résistance des arbres. Ils deviennent ainsi des proies faciles pour les parasites comme les mouches ou les vers.

Le problème étant récurrent, certains producteurs se demandent s’ils ne feraient pas mieux de changer de culture : « On se dit entre nous, pour blaguer, qu’on va passer à l’olivier. Mais, plus sérieusement, certains producteurs ont déjà essayé de passer à l’amandier », confie Jérôme Aubarbier. L’amandier est en effet plus résistant à la chaleur que le noyer.

Mais d’autres producteurs ne sont pas aussi moqueur concernant la culture de l’olivier, comme Gilles Bonneval, qui tient une exploitation de noyers à Meyssac, mais qui depuis un an détient une parcelle d’oliviers. « Je suis moins touché que certains puisque j’ai un système d’irrigation mais je ne suis pas sûr que les noyers supporteront ces nouvelles vagues de chaleur en Corrèze », explique-t-il. « À cinquante ans, je ne compte pas en faire une grosse production. C’est un test pour l’avenir, peut-être que les futurs Corréziens voudront savoir quelles espèces sont adaptées à notre territoire et ce qu’on peut en faire. »

Cependant la seule solution pour sauver la culture des noyers réside dans l’irrigation. Sur la quinzaine d’hectares de vergers de Joël Ulmet, à Saillac, les douze irrigués tiennent le choc face à la sécheresse. « Les vergers irrigués sont les seuls qui résistent aux saisons de sécheresse. J’ai quatre hectares sans le système et je ne sais pas si je les en doterais… Cela demande trop d’investissements ».

Le directeur de Perlim noix, Jonathan Rhodes, a évoqué les difficultés rencontrées par les producteurs cet été : « Normalement, c’est le moment où la noix a besoin d’eau pour avoir un cerneau de qualité, et tout le monde n’est pas à égalité pour produire des noix qualitatives et en quantité », confie-t-il. « On augmente chaque année le nombre de nouvelles plantations de noyers, pourtant le chiffre de la récolte a tendance à stagner ». Cela fait deux ans que la sécheresse a des conséquences irréversibles et persistantes sur les noyers. « Il ne pourra plus exister de vergers sans système d’irrigation puisque les noyers ne supportent pas cette sécheresse », précise l’agriculteur.

 


Source : lamontagne.fr


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