Le n° 3 français du melon ouvre ses portes à la sous-préfète de Castelsarrasin

À Moissac, le groupe moissagais Boyer a reçu la visite de Sarah Ghobadi, la nouvelle sous-préfète de Castelsarrasin. Elle était accompagnée de la nouvelle directrice de la DDT Nathalie Cencic, du commandant de la compagnie de gendarmerie de Castelsarrasin, Olivier Mari, du capitaine Grialou et du maire de Moissac, Romain Lopez.

Sur le coteau de Saint-Paul-d’Espis, Claude Boyer a commencé avec une petite exploitation de melons du Quercy et un élevage bovin. « Dans les années 60, on livrait nos fruits à un petit expéditeur moissagais qui m’avait encouragé à créer mon label pour sortir du lot », se remémore-t-il. C’est ainsi qu’est née la marque Philibon. L’entreprise est aujourd'hui le n°3 français du melon.

Depuis la création de la marque en 1968, Boyer SAS a étendu sa gamme de fruits. Il a mis en place des plantations en Guadeloupe et en Martinique, mais aussi au Sénégal, au Maroc et en Espagne. Le grossiste tarn-et-garonnais est désormais l’un des leaders de l’importation de fruits exotiques (mangues, fruits de la passion, ananas ou encore litchis). Une production croissante atteignant 2 000 tonnes, dont 1 000 t. d’ananas provenant de La Réunion, soit 8 à 10 M€ sur un chiffre d’affaires global du groupe proche de 70 M€. « Même si le nombre de producteurs de melons tarn-et-garonnais a baissé en vingt ans de 150 à 80 aujourd’hui, on essaie de maintenir des équilibres et un tissu local », précise Joël Boyer, le fils de Claude.

Dans la station de conditionnement de 10 000 m² se pressent 250 jeunes saisonniers du secteur. 300 autres ramassent les melons du Quercy sur les 350 hectares gérés en direct par la société. L’entreprise possède aussi une station de biométhanisation, créée en 2011. Une installation qui traite plus de 1 500 tonnes d’écarts de fruits (principalement des melons), soit une économie substantielle de 120 000 € par an qui était autrefois réglée à la déchèterie de la Drimm. De plus, elle permet à l’entreprise d’être autosuffisante en eau chaude. Le biogaz produit puis transformé en électricité est revendu à EDF.

« Cette entreprise innovante a su apprivoiser un marché concurrentiel très exigeant grâce à un positionnement qualitatif et en occupant progressivement toute la chaîne de valeur : de la production jusqu’à la méthanisation. Le tout en conservant un ancrage familial… », a déclaré la sous-préfète à la fin de sa visite. « L’entreprise Boyer est un ambassadeur du savoir-faire tarn-et-garonnais ! »

 


Source : ladepeche.fr


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