Des champignons cultivés dans d'anciennes cellules de gendarmerie

C’est dans une ancienne gendarmerie du boulevard Exelmans dans le 16e arrondissement de Paris qu'Alexandre et Viviane Zida ont installé leur culture de pleurotes. C’est grâce au soutien de l’association Aurore qu’ils ont pu abriter leur production dans ce lieu particulier qui accueille aussi bien réfugiés, qu'acteurs associatifs et entrepreneurs.

Viviane travaillait dans l’industrie pharmaceutique avant de se lancer dans l’aventure des champignonnières bio. Avec son frère, elle fait pousser des Pleurotes de Paris, dont la marque est déposée, dans les quatre anciennes cellules dans lesquelles a été recréée « une atmosphère de sous-bois ». Cultivés à partir de marc de café récupéré dans les cafés-restaurants du coin, les champignons sont biologiques et produits de manière éco-responsable. « Les bistrots sont ouverts à ce genre de démarches. Ils y sont plutôt sensibles », précise Alexandre.

Chaque mois sortent entre 120 et 150 kg de pleurotes. Les deux associés ont opté pour le circuit court : « On privilégie le contact direct avec le consommateur. » Ils livrent eux-mêmes les champignons, après la cueillette matinale, aux restaurateurs et à la quinzaine d’épiceries bio qui forment leur clientèle.

L’idée est venue d’Alexandre, ancien urbaniste : « Je travaillais pour une agence d’architecture et j’ai commencé à m’intéresser à la valorisation des biodéchets et notamment du marc de café », raconte-t-il. En 2019, il intègre Les Cinq Toits, et se retrouve temporairement logé dans l’ancienne gendarmerie d’Exelmans. « Au départ, je souhaitais avoir des caves mais ça demandait trop de travaux. On m’a alors proposé ces cellules et c’était parfait ! ». Sa sœur l’a rejoint dans le projet huit mois plus tard : « L’entreprise a pris de l’ampleur. Je devais aider mon petit frère et j’avais besoin de changement », confie Viviane.

Enchantés de participer à l’économie sociale et solidaire dans une ville comme Paris, le duo développe l'entreprise Biofield en cultivant des mini-pousses (pois vert, chou rouge, radis…) sous la lumière colorée de l’un de leurs cachots, ainsi qu’une gamme de tartinables bio. « Beaucoup pensent que ce n’est qu’un phénomène de mode pour bobos, mais l’agriculture urbaine crée de l’emploi, du lien social et de la bio diversité », indique Alexandre.

Ils sont actuellement à la recherche d’un nouvel espace pour étendre leur production.

 


Source : 20minutes.fr


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