Les fournisseurs de restaurants en mode « survie »

Avec la fermeture des restaurants, les grandes plateformes de livraison et les producteurs de Rungis cherchent de nouveaux débouchés pour écouler leurs produits.

« L'impact est énorme pour nous, on souffre de manière très forte, on a perdu 40 % de notre activité sur ce confinement après 70 % sur le premier », explique Eric Dumont, patron de Pomona, géant de l'agroalimentaire qui pèse plus de 4 milliards d'euros de chiffre d'affaires et fournit 50 000 restaurants en France. Même si aucun entrepôt du groupe n’a été fermé pour permettre à certains restaurateurs de continuer leur activité avec des plats à emporter, la plupart des 90 entrepôts sont vides et les 11 000 salariés de Pomona sont en chômage partiel.

Même son de cloche chez le groupe allemand Metro : « Les professionnels ont apprécié le fait que nous ayons été là pour eux en restant ouverts, en continuant de maintenir autant que possible nos approvisionnements, en étant à leur écoute et en leur proposant des conseils et des solutions pour maintenir une partie de leur activité », confie Benoît Feytit, directeur général de Metro France. Le groupe organise même des formations en ligne sous forme de webinaires pour aider les restaurateurs à se convertir à la vente à emporter.

Pour ces grands groupes, il n’est pas possible de se convertir au format click and collect puisque leur clientèle est exclusivement professionnelle. « Heureusement, il nous reste la restauration collective comme les établissements scolaires, les entreprises, les hôpitaux qui représentent 40 % de notre activité en temps normal. Lors du premier confinement qui était à double tour, notre activité avait fondu sur ce secteur, là on n'est qu'à -20 %, -30 % », indique le patron de Pomona.

En ce qui concerne la vente à emporter, Eric Dumont précise que cela demande souvent aux restaurateurs de revoir complètement leur façon de travailler : « la plupart des restaurateurs mettent leur carte en ligne mais ça ne marche pas, constate Eric Dumont, une pièce de bœuf ou des steacks de thon snackés ça ne fonctionne pas en vente à emporter. Il faut revoir sa carte, proposer des plats adaptés comme le fast-food et avoir des emballages adaptés que nous leur fournissons ».

Ainsi, des milliers de restaurateurs ont rejoint les plateformes de livraison, comme Uber Eats (5 000 nouveaux clients depuis le premier confinement) et Deliveroo (plus de 2 000 nouveaux clients). « Ça marche mieux dans les grandes villes mais ça ne représente au final que 10 % du chiffre d'affaires habituel d'un restaurant. Si c'est un petit restaurant familial tenu par un couple ça peut marcher, mais si c'est un restaurant de sept ou huit salariés, ça ne vaut pas le coup, il vaut mieux mettre ses salariés au chômage partiel », conclut Eric Dumont.

 


Source : bfmtv.com


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