Une cuvée de cidre pour aider les producteurs de pommes de l’Oise

À Milly-sur-Thérain, dans l’Oise, les Brasseries et Cidreries de Milly (BCM), anciennement appelées « cidrerie Maeyaert », comptaient beaucoup sur l’année 2020, puisque la société souhaitait surfer sur le succès rencontré lors de l’édition 2019 du Salon de l’Agriculture. Elle y avait reçu quatre médailles au concours général agricole (médaille de bronze pour sa bière blanche « Rebelle », médaille d'argent pour sa bière blonde « Paillette » et son cidre brut « Gérard Maeyaert » et médaille d'or pour son rosé Côtes-de-provence AOC « Château la Seigneurie »). Chaque année, BCM produit 1,5 million de bouteilles de cidre.

Avec 3,5 millions d'euros d’investissement dans la modernisation de sa brasserie, BCM s’était lancée il y a peu à la conquête des grandes surfaces, mais c'était sans compter sur la pandémie et ses effets radicaux sur l’économie. « Nous ne sommes pas juste des producteurs de cidres et de bières, nous distribuons », explique Thierry Soria, directeur commercial. « Les bars, les hôtels et les restaurants, c'est 95 % de notre marché. Alors quand ils ont fermé à cause du confinement, tout s'est arrêté. » 

Face à la crise, plusieurs cidreries normandes ont refusé les pommes récoltées cette année ; mais ce ne fut pas le cas de BCM. « On travaille depuis 25 ans avec 18 producteurs de pommes de la région, on ne pouvait pas rompre cette relation de confiance en se repliant sur nous », précise Thierry Soria. Les 1 700 tonnes de pommes de la récolte 2020 ont été livrées et les producteurs « rétribués au tarif classique ». Cela a tout de même contraint l’entreprise a déstocker en méthanisation 3 000 hectolitres de cidre. « Les 7 000 hectolitres restants ont été mis en bouteille et stockés », confie le directeur.

Pour compenser cette perte, la société a fait appel à l’État. Une enveloppe est « prévue pour indemniser les différents cidriers », explique Thierry Soria. Le montant de celle-ci n’a pas encore été défini. Par ailleurs, grâce au chômage partiel, l’entreprise a pu conserver ses 18 salariés.

La démarche de BCM à été largement appréciée par les producteurs, comme Guillaume Denize, des vergers d’Hannaches : « On avait peur que l'usine soit fermée. Je me serais retrouvé en très grande difficulté avec mes 450 tonnes de pommes bio sur les bras. Même si j'ai d'autres cultures, les pommes représentent plus de 60 % de mes revenus. Mais à Milly, ils croient en la reprise et ils ont pris ma récolte comme d'habitude. »

Le directeur reste optimiste face à la crise : « Cette crise nous a obligés à nous diversifier, assure le directeur. Nous participons à des ventes en ligne privées et l'ouverture des hypermarchés sur les produits locaux permet de nous faire connaître. Nous ambitionnons plus que jamais de voir nos produits être plus présents dans les grandes surfaces de la région. L'objectif reste de développer la société et d'embaucher à moyen terme ».

 

 

Source : leparisien.fr


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