La châtaigne d’Ardèche menacée par le changement climatique

Appellation d’origine contrôlée depuis 2006, la châtaigne d’Ardèche est aujourd’hui menacée. Alors que le processus de production de ce produit était régulier et fiable, il est désormais difficile de prévoir les récoltes, les bonnes récoltes étant d'ailleurs devenues exceptionnelles dans la région.

Depuis 2005, les pluies ne sont pas assez importantes pour faire grossir les châtaignes en automne et la chaleur rencontrée en été favorise les parasites, dont le cynips, apparu en 2010 avant d’être éloigné en 2016.

Les châtaignes se dégradent aussi plus vite. La production est également soumise à la concurrence d’hybrides, originaires d’Asie qui n’ont besoin que de cinq années pour se développer, contrairement au quinze ans nécessaires pour les espèces traditionnelles.

2020 fait toutefois partie des bonnes années : « On a eu une bonne floraison, des pluies en juillet et août », s’exclame Geneviève Haro, productrice bio à Vesseaux. Les arbres qui apprécient les sols drainés, en pente, à une altitude de 400 à 800 m et des milieux humides ont profité des intempéries estivales. « On dit que le châtaignier vit dans un four en août et dans un puits en septembre », poursuit l’agricultrice.

L’exploitation des Haro s’étend sur 7 hectares, avec de vieux arbres qui assurent un rendement tournant autour de 2 tonnes par hectare. Mais seulement 25 % seulement de la châtaigneraie est aujourd’hui exploitée. « On a soixante-deux variétés propres à chez nous, c’est ce qu’il faut reprendre avec les jeunes », confie l’agricultrice. En effet, le reste des châtaigniers ardéchois a été abandonné à cause des conditions de culture difficiles sur les terrains escarpés où ils se trouvent.

« En 1870, la récolte ardéchoise a atteint 45 000 tonnes. Il y avait un tel potentiel ici, qu’on n’avait pas besoin de replanter », confie Christophe Sabaton, fabriquant de crème de marrons. Mais actuellement, malgré des prix doublés en dix ans, les transformateurs manquent de châtaignes pour répondre à la demande croissante.

Un plan de replantation et de rénovation a été mis en place pour faire gagner 2 000 hectares, soit 2 000 tonnes de châtaignes qui s’ajouteraient aux 5 000 produites dans la région. Déjà 450 hectares ont été gagnés.

 


Source : ouest-france.fr


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