Mauvaise année pour les producteurs de pommes de terre du Nord-ouest européen

Entre la crise liée au coronavirus et l’enlisement des négociations concernant un accord face au Brexit, le moral des producteurs de pommes de terre du Nord-ouest européen n’est pas au beau fixe.

« En raison de la pandémie de Covid-19, il n'y a guère de demande de pommes de terre libre de la part de l'industrie de la transformation de la pomme de terre et les prix sont à un niveau extrêmement bas », indique le NEPG (Groupe des producteurs de pommes de terre du Nord-Ouest européen / North-western European Potato Growers) dans un communiqué.

Actuellement, le secteur de la transformation ne tourne qu’à 90 ou 80 % de ses capacités normales. « Une situation qui sera probablement maintenue jusqu'à la réouverture de l'HoReCa européenne et des exportations au-delà des frontières européennes. »

Moins de contrats devraient être proposés pour la saison 2021/22. Le NEPG en appelle même les producteurs à réduire les superficies de 15 %, pour viser désormais une baisse de 20 %.

Le Brexit inquiète de nombreuses filières de produits frais ; celle des pommes de terre en fait partie. Une sortie sans accord commercial « entraînera des difficultés supplémentaires sur les marchés d'exportation », selon le NEPG.

Par ailleurs, la fin de l’utilisation du CIPC en tant qu’antigerminatif provoque le mécontentement de certains producteurs qui trouvent que « les solutions alternatives proposées […] apportent moins de satisfaction et ne sont pas toujours disponibles en quantité suffisante. Malgré les efforts déployés par les producteurs pour s’adapter au mieux à cette situation, tous les pays du NEPG font des constats de germination précoce dans les stocks ». Cela se traduit par une hausse des coûts de stockage.

Cette année, le seul point positif est la consommation des ménages qui a augmenté de 11 %. « L'exportation réelle est également à un bon niveau. L'exportation croissante de pommes de terre fraîches vers l'Afrique est remarquable. Les Pays-Bas ont par exemple signalé une augmentation de 30 190 à 58 200 tonnes, le Sénégal étant le principal client avec 21 600 tonnes », précise le communiqué.

« Les producteurs du continent sont confrontés à des risques techniques et économiques plus importants et à une demande sociétale accrue en matière de durabilité. Les producteurs aimeraient répondre à ces désirs mais craignent que les coûts supplémentaires liés à la satisfaction de cette demande supplémentaire ne soient pas couverts », concluent les représentants du groupement.

 


Source : terre-net.fr


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