Mourad Jabri, Primeur Fraîcheur :

« En décembre, la courgette marocaine ne valait rien, aujourd’hui elle se vend à prix d’or »

Les mois de novembre et décembre ont été catastrophiques pour le marché de la courgette marocaine. « Face à une consommation particulièrement basse et une offre importante, les prix ont dégringolé jusqu’à atteindre les 0,45 euro le kilo. La fermeture des restaurants a joué un rôle important dans la diminution de la demande. A un certain moment, nous, producteurs, payions le transport et celui du carton comprenant une marchandise que nous ne pouvions valoriser, donc pour ainsi dire gratuite. Cette situation a amené la majorité des producteurs à abandonner leurs cultures, afin de limiter les pertes. Des camions entiers de courgettes ont ainsi été déversés sur les bas-côtés des routes. En tout, ce sont des dizaines de milliers de tonnes qui ont été jetées », explique Mourad Jabri, Gérant de la société Primeur Fraîcheur.

« Il y aura en janvier une pénurie de courgettes marocaines sur le marché français »
Or, depuis le début du mois de janvier, la situation semble s’être totalement inversée. L’abandon des cultures par les producteurs couplé au froid qui s’est installé au Maroc, a fortement diminué l’offre de courgettes. La demande s’est raffermie et les prix se sont envolés. « La courgette est un légume qui généralement est davantage plébiscité en janvier, après les fêtes de fin d’année. Sauf que nous nous retrouvons aujourd’hui avec une pénurie de courgettes marocaines sur le marché français, qui se vendent à des prix exorbitants ».

Malgré la situation désolante que le marché a connue en fin d’année, Primeur Fraîcheur a décidé de continuer d’entretenir ses productions, malgré les pertes engendrées. Une décision qui s’avère aujourd’hui payante : « Nous savions que, tôt ou tard, la situation allait s’inverser. Nous avons donc tenu bon et ne le regrettons pas aujourd’hui, car les prix pratiqués nous permettent de compenser les pertes de novembre et décembre. Pour janvier, février et mars, nous aurons donc 500 tonnes de courgettes, mini-courgettes et aubergines, produites sous serres ».  

« La grande distribution aurait pu aider les producteurs »
Selon Mourad Jabri, la grande distribution n’a pas joué son rôle pour aider les producteurs marocains à traverser cette crise. « Lorsque nous arrivions à peine à vendre 0,45 euro le kilo de courgette, il se retrouvait en grande surface entre 1,5 et 2 euros le kilo. Ce qui n’a pas incité le consommateur à acheter le produit. Si des promotions avaient été faites, peut-être que cela aurait relancé suffisamment la consommation pour ne pas pousser les producteurs à abandonner leurs cultures et nous nous serions retrouvés dans une situation moins compliquée aujourd’hui, avec plus de marchandise disponible à des prix plus raisonnables. Car aujourd’hui, la courgette marocaine se vend à 1,80 euro le kilo, 2,20 euros pour l’origine Espagne, pour se retrouver en grandes surfaces aux alentours de 3-4 euros…  Et c’est encore le consommateur qui va en faire les frais ».

Pour plus d’informations : 
Mourad Jabri
Primeur Fraîcheur
9 Allée Germinal
26320 Saint-Marcel-lès-Valence
Tél. : +33 6 98 17 32 33
primeurfraicheur@hotmail.fr 
www.primeur-fraicheur.fr 


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