Année charnière pour la filière noisette française

2021 est la première année durant laquelle la filière noisette française devra faire sans les néonicotinoïdes pour lutter contre les ravageurs qui menacent les exploitations. La dérogation obtenue par le passé, aux côtés des filières de la figue et du navet, est arrivée à son terme.

Jean-Luc Reigne, directeur général d’Unicoque, principale coopérative française installée dans le Lot-et-Garonne, indique que celle-ci est « en phase active de recherche de solutions ». Depuis 2015, le groupement développe « des attractifs naturels pour faire du piégeage », en parallèle d’une évolution génétique des noisetiers.

Les néonicotinoïdes étaient utilisés pour combattre essentiellement le Balanin des noisettes, un type de charançons, et la punaise asiatique, dite punaise diabolique. « Nous avons essayé de discuter avec les ministères concernés pour obtenir une nouvelle dérogation. Nous avons reçu une fin de non-recevoir très claire. Les responsables politiques souhaitent clairement l’arrêt des néonicotinoïdes. Il y a une demande citoyenne importante, mais en face il reste un problème à résoudre. Est-ce que les solutions qui restent sont meilleures ? Cela n’est pas forcément évident », confie Jean-Luc Reigne.

« Nous sommes actuellement dans une phase d’investissement dans de nouvelles techniques mais, en même temps, il nous faut nous défendre sur un marché ouvert face à des produits qui arrivent de pays n’ayant pas les mêmes exigences », ajoute-t-il. Selon lui, afin de préserver la filière dans cette année de transition, il « faut resserrer les rangs derrière la production France face aux noisettes turques, géorgiennes ou d’autres pays dont on ne connaît rien de la production. Pour le moment, elles n’ont pas les mêmes contraintes environnementales qu’en France en termes de production mais le consommateur ne voit pas la différence. Pire, on colle parfois de belles cocardes tricolores sur des paquets simplement parce que les noisettes sont emballées en France ». Ces importations ont en plus un effet négatif en termes d’empreinte carbone.

Par cette stratégie du « territoire d’exception », Jean-Luc Reigne souhaite se recentrer sur le marché français en se rapprochant des consommateurs. « Nous avions prévu une opération de communication pour le lancement de cette stratégie en avril 2020, mais avec la crise sanitaire et le premier confinement, ce n’était pas le bon moment. Cela a été repris en septembre et cela fonctionne bien », confie le directeur de la marque Koki.

 


Source : ladepeche.fr


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