Marché européen de la pomme de terre (semaine 2)

France : les industriels sont revenus à l’achat avant et après le Nouvel-An

Marchés physiques européens
Récapitulatif des cours €/t (source : NEPG) :

Belgique
Message des marchés Fiwap / PCA :
Pommes de terre industrielles : depuis la reprise de janvier, plusieurs acheteurs industriels sont actifs sur le marché. L’offre reste limitée malgré la hausse récente des cours.
Bintje : 5,00 €/q pour les qualités normales / surtonnes.
Fontane, Challenger : 5,00 €/q.
Pour les 3 variétés, des propositions formelles d’achat à prix plus élevés sont toujours formulées tant pour livraison immédiate que pour livraison retardée (jusque juin).

Plant de Bintje : peu de commerce, mais prix fermes. Les petits calibres sont difficiles à trouver (offre quasi absente). Plant hollandais / français / belge, classe A, rendu mars 2021, par 10 tonnes, en big-bags hTVA :
Calibre 28 - 35 mm : 68,00 - 69,00 €/q
Calibre 35 – 45 mm : 42,00 – 45,00 €/q

Marché à terme 
EEX à Leipzig (€/q) Bintje, Agria et var. apparentées pour transfo, 40 mm+, min 60 % 50 mm +:

Pays-Bas
Pour l’industrie, les marchés ont repris assez vigoureusement la semaine passée, à des prix variant de 5,00 – 6,00 €/q (livraison immédiate) à 8,00 – 9,00 €/q (avril - mai). La meilleure ambiance est due à l’optimisme retrouvé dans la lutte contre le Covid-19. La vaccination à grande échelle permet d’imaginer à moyen terme la réouverture de l’HoReCa et des marchés apparentés, ce qui améliorera les possibilités de vente pour les industries. Mais une certaine pression est aussi liée à la signature des contrats pour 2021/2022 : des prix en baisse et des coûts explosifs pour la maîtrise de la germination rendent les producteurs réticents à la signature. L’export n’a pas vraiment redémarré la semaine passée. Les marchés intérieurs du frais sont qualifiés de « normalement actifs » avec des prix au producteur à 10,00 – 15,00 €/q en variétés à chair tendre, et 18,00 à 20,00 €/q en chairs fermes.

France
Marché industriel : contre toute attente, les industriels sont revenus à l’achat avant et après Nouvel-An. Les usines ont repris après les congés de fin d’année, mais le confinement en cours de généralisation (Pays-Bas, Allemagne, Royaume-Uni) vient de nouveau assombrir les perspectives immédiates de reprise. Les transactions observées se font sur base de 5,00 €/q, mais les volumes concernés restent limités dans un contexte où l’offre sur certaines variétés contractées peut manquer. On signale toujours des achats par le négoce intermédiaire à des prix plus élevés (6,00 €/q). Sur les marchés du frais, les prix restent soutenus en variétés rouges (demandées en Roumanie et au Portugal) sur base de 16 à 18 €/q, plus discutés en variétés blanches à 13 – 15 €/q, jusque 18 – 20 €/q en Agata. La demande pour la très bonne qualité se maintient. La demande en RHD (restauration hors domicile) disparait, la grande distribution reste donc seule en piste à côté des circuits courts. L’export est orienté vers l’Espagne, le Portugal et l’Italie. Vers les pays de l’Est, la Roumanie est aussi bien présente.

Pdt industrielle, vrac, départ, hTVA, Nord Seine, €/qt, min – max (moy) (RNM) :

Allemagne
Marché du frais (hâtives et mi-hâtives) : prix des chairs fermes inchangé : 10,83 €/q (10,83 €/q, avant dernière cotation) et inchangé également en chairs tendres/farineuses : 10,25 €/q (10,17 €/q, avant dernière cotation).
Marché de la transformation : marché ferme et en hausse. Cours : 6,00 €/q pour Innovator / Agria, (4,00 la semaine passée) ainsi que pour Challenger / Fontane à 5,00 €/q (3,50 la semaine passée). Prix ferme (avec élargissement de la fourchette vers le haut) pour les variétés chips / croustilles. Entre 5 et 9,00 €/q .
Évolution de la consommation : la consommation de pommes de terre fraiches par les ménages est toujours en hausse ces derniers mois. Par rapport à octobre et novembre 2019, la progression en 2020 a été respectivement de 12 et de 6,9 %. Pour les 11 premiers mois de 2020, la hausse est de 12 % par rapport aux 11 premiers mois de 2019.
La hausse des achats se note particulièrement dans la grande distribution (hors chaines à bas prix), les ventes à la ferme et les ventes via la grande toile.

En période de départ champs, il faut retirer 1,00 €/q à ces prix pour frais de triage

Pommes de terre bio : prix producteurs inchangés autour de 41,00 €/q (toutes variétés et marchés confondus), rendues négoce. La progression de la consommation se note aussi en bio, avec une hausse de 22 % en novembre 2020 par rapport au 11ème mois de 2019. Sur une base annuelle, la hausse devrait être de 4 %. Les pommes de terre bio représentent 6,9 % des achats pommes de terre par les consommateurs.

Grande-Bretagne
Marchés du frais : le commerce de l'après-Noël est décrit comme peu animé pour la plupart des secteurs. Les emballeurs sont restés très occupés la semaine passée, bien qu'une grande partie de leurs besoins soit couverte par des contrats d'approvisionnement. Les acteurs de la filière attendent de voir quel sera l'impact des dernières mesures de confinement, introduites mardi dernier sur la demande. Les fish&chips shops sont mieux préparés que lors du 1er confinement et pourraient rester ouverts, mais leur business sera néanmoins freiné par les restrictions de déplacements. Marché industriel : en général, des commandes complémentaires sont attendues après la ruée de Noël. C’est moins le cas cette année. La fermeture des écoles en début de semaine passée a des conséquences : certains clients étant maintenant en surstockage après avoir préparé le retour des élèves. La fermeture complète de tous les établissements de restauration réduit encore les possibilités de vente des produits finis. Comme lors du premier confinement, la demande en grande distribution restera probablement soutenue, mais cela ne comblera que marginalement les lacunes des pertes constatées dans la restauration. De nombreux points de vente de produits alimentaires sont désormais mieux équipés pour les services de vente à emporter, ce qui permet de poursuivre certains échanges commerciaux.

Espagne et Portugal
Source : VTA Nederland : en Espagne, les superficies 2020 sont attendues en baisse conséquente. Les bas prix dans l’ouest européen combinés à l’arrêt du tourisme en sont la cause. La baisse de surface en Castille-et-León pourrait atteindre 20 %. Dans le Sud du pays, les hâtives dans la région de Carthagène sont plantées. Par contre, la région de Séville a pris du retard avec la météo hivernale, et 20 % des surfaces doivent encore être plantées. Au Portugal également, on s’attend à une diminution des surfaces de 10 à 15 % dans le Nord du pays (récolte tardive), tandis que les plantations de primeurs sont également en retard.

Pour plus d'informations :
FIWAP
www.fiwap.be 


Date de publication:



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