Augmentation de la demande de conserves et de surgelés

Depuis un an, les secteurs des légumes surgelés et en conserve ont vu leurs ventes bondir respectivement de 8,5 % et 7,7 % sur les neuf premiers mois de 2020. « Les usines tournent à fond la caisse », confie Olivier Morel, président de l'Unilet, qui regroupe les professionnels des légumes en conserve et surgelés.

Facile à stocker et peu chers, les ménages se sont rués vers les légumes appertisés et surgelés lors du confinement. Pour les industriels, dont les matières premières ne poussent pas à la demande, le phénomène engendre certains défis. « Si nous sommes agiles sur le conditionnement, nous ne pouvons absorber de tels pics de production toute l'année », souligne Olivier Morel. Certaines filières, comme celle du pois, ont connu certaines tensions à cause d’un renouvellement des stocks compliqué et des récoltes décevantes, induites par des conditions météorologiques difficiles. Jean-Charles Orhan, vice-président de l'Unilet et agriculteur dans le Morbihan, déplore en effet « des baisses de rendement de 14 % sur le pois, 12 % sur les flageolets ou 11 % sur le haricot ».

Si aucune « pénurie massive » n’est à prévoir selon les industriels, ces derniers doivent tout de même relever le défis d’éviter toute rupture de stock dans les magasins. Avec les nouvelles restrictions, la tendance devrait se poursuivre. On peut l’observer notamment à travers la hausse de près de 20 % des surgelés salés, qui se trouvent maintenant en tête des ventes sur la première semaine de 2021.

La fermeture du secteur de la restauration, qui avale la moitié des légumes surgelés tricolores, permet aux industriels de basculer leur production vers la grande distribution. Mais, « les transferts d'un canal à l'autre ne sont pas si simples, car les cahiers des charges et les produits ne sont pas les mêmes », ajoute l’Unilet.

Afin de se protéger des ruptures de stock, les industriels réfléchissent à simplifier leurs gammes de produits, comme fait au printemps dernier, ou, souhaitent une contractualisation avec les producteurs pour mieux adapter la production à la demande, même si « la visibilité sur ce qu'il faut emblaver pour la prochaine récolte est très faible », précise Olivier Morel.

Le secteur va devoir relever de nombreux défis pour répondre à ce succès structurel.

 


Source : lefigaro.fr


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