Consommation de fruits et légumes par les Français insuffisante et baisse des achats bio

Malgré une augmentation significative de la consommation de fruits et légumes par jour et par adulte, les Français ne parviennent toujours pas à atteindre le niveau recommandé par les autorités de santé publique.

« Un tiers des adultes respecte le programme national nutrition santé » lancé en 2001, qui recommande de consommer « au moins cinq fruits et légumes par jour », soit entre 400 et 500 grammes quotidiens, a indiqué Laurent Grandin, président d'Interfel, l’interprofession française des fruits et légumes. Cela a tout de même permis de faire passer la consommation française à 323 grammes de fruits et légumes frais (ou 365 grammes si on compte les conserves), sur la dernière décennie. Mais ce chiffre reste en dessous de la moyenne européenne.

Cette année ayant été décrétée « année internationale des fruits et légumes » par l'Agence des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO), Interfel souhaite profiter de l’occasion pour relancer l'engouement végétal au travers de différentes opérations promotionnelles. 

Alors que les prix ont augmenté en moyenne de 13 %, suite aux désorganisations des chaînes d’approvisionnement et aux aléas climatiques, l’interprofession a appelé les pouvoirs publics à un plan de relance décennal et la création d’un « chèque alimentaire ». Ce dernier a été retenu par le gouvernement pour faire face à la crise sociale générée par la crise sanitaire.

Par ailleurs, en 2020, on a pu noter un « tassement » de la consommation de fruits et légumes bio, alors que celle-ci augmentait annuellement de 7 à 8 % depuis quelques années. « En fin d'année, au 3e trimestre, nous avons eu une baisse de 1 % de la consommation de fruits et légumes bio, un ralentissement sans doute dû à la crise » qui constitue un « avertissement », continue le président d’Interfel.

Ce ralentissement coïncide avec l’arrivée sur le marché de nombreux producteurs convertis au bio. Laurent Grandin craint « de voir un afflux de l'offre en bio » au moment où la demande risque de chuter. « On alerte les pouvoirs publics pour qu'ils regardent dans quelle mesure il y a adéquation entre les facteurs d'encouragement du développement et la consommation, et qu'ils nous aident à réguler cette situation », précise le président.

Étant donné que les produits bio affichent des prix « entre 30 à 50 % plus élevés » que les produits en agriculture classique, « nous pensons qu'il y a une forme de suspension liée à une crise économique à venir, autour de la consommation en général et la consommation du bio en particulier dans la mesure où quand le consommateur a des arbitrages à faire, il regarde aussi ses capacités de dépense », souligne Laurent Grandin.

Au total sur l’année 2020, les fruits et légumes bio sont restés néanmoins en progression, avec une hausse de la consommation estimée à 5 %. Ces produits ont aussi représenté environ 10 % du total des fruits et légumes consommés dans l’Hexagone.

 


Source : lesechos.fr / 20minutes.fr / ladepeche.fr / bfmtv.com


Date de publication:



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