Emballages respectueux de l’environnement : « Les industriels n’ont pas le choix »

À l’occasion de la sortie de son livre « La révolution de l’emballage : l’émergence de nouvelles solutions », Fabrice Peltier s’est entretenu avec le site Mon Viti pour discuter des nouvelles possibilités offertes par le marché.

Pour ce spécialiste du « design-packaging », les industriels sont obligés de se tourner vers des solutions durables pour répondre aux souhaits des consommateurs. Ces derniers « se mobilisent et les pouvoirs publics suivent cet élan en promulguant des lois coercitives. La révolution vers un emballage plus responsable est en marche. Et il n’y a pas de retour en arrière possible ». Mais si beaucoup de nouveaux emballages font leur apparition, tous ne survivront pas à l'épreuve du temps.

L’agriculture tient une place prépondérante sur le marché de l'emballage. « L’homme a toujours cherché à conserver sa nourriture et l’eau dans des contenants fabriqués à partir de ressources qui étaient à portée de main comme les peaux, le bois, la terre… Les premières matières plastiques de synthèse étaient composées de fibres végétales et de caséine », précise l’expert. « C’est au début du XXe siècle que la pétrochimie s’est imposée dans la production de plastique. Mais, depuis peu, les industriels redécouvrent qu’il est possible de se passer ou de minimiser l’usage du pétrole pour réaliser des emballages plastiques. Actuellement, on sait faire du polyéthylène PE, du polystyrène expansé ou polypropylène à partir de matières végétales ». 

Plusieurs entreprises utilisent déjà ces produits végétaux, comme « Léa Nature, qui conditionne une partie de ses produits cosmétiques dans des tubes en polyéthylène 100 % d’origine végétale à base de canne à sucre ». Il est aussi possible de valoriser des sous-produits agricoles tels que les déchets du tri de semences, les déchets de la production de la viticulture ou de l’oléiculture.

Dans l'entretien, le spécialiste évoque notamment l’importance du réemploi des emballages : « La loi anti-gaspillage adoptée en 2020 vise à augmenter la part des emballages réemployés par rapport aux emballages à usage unique. Elle fixe aussi des objectifs sur la part du réemploi : 5 % en 2023 et 10 % en 2027 ». Selon lui, la consigne pour les bouteilles doit être remise en place, « notamment sur le réseau CHR où le dispositif n’a jamais disparu. Aujourd’hui, les CHR collectent les bouteilles d’eau en verre par exemple. Si la filière vin veut s’inspirer de cette démarche, il faudra définir une gamme de bouteilles standards. C’est la condition sine qua non au succès de la consigne ».

La loi aura pour effet de pousser à la réutilisation des emballages : « Les éco-organismes comme Adelphe devront définir des gammes standards d’emballages réemployables pour la restauration. Le réemploi des emballages est possible, souhaitable et il va changer les circuits traditionnels de distribution », précise-t-il.



Source : mon-viti.com


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