Dans les Pyrénées-Orientales, la récolte des artichauts a commencé avec quelques jours d’avance. Les premiers produits ont été cueillis dans les exploitations de Salanque. Il s’agit du fameux artichaut « macau », l’une des variétés les plus emblématiques du terroir catalan.
« Nous ressentons à la fois de la joie et du soulagement, après neuf mois d'attente et de stress », confie Ludovic Combacal, président du syndicat des producteurs. Il faut dire que lors de la saison précédente les agriculteurs avaient rencontré de nombreux problèmes, notamment des inondations.
D’ici quelques jours, les consommateurs pourront trouver le produit sur les étals de leurs magasins. « Cette année, nous avons vraiment un artichaut très vert, très fermé et très dense. Bref, très qualitatif ». D'ici trois mois, plus de 6 000 tonnes d’artichauts seront proposées à la vente dans tout l’Hexagone.
Mais comme l’année dernière, la vente du produit s’annonce difficile suite à la fermeture du secteur de la restauration. « Avec la fermeture des restaurants, nous perdons un important débouché », souligne Ludovic Combacal. « Et nous lançons un appel à tous les consommateurs : consommer de l'artichaut français, c'est un acte citoyen ».
Les artichauts du Roussillon sont les seuls en France à bénéficier d'une IGP (indication géographique protégée), obtenue il y a cinq ans. Ils « sont désormais plébiscités par les plus grandes tables ». Le grossiste Metro les a d’ailleurs ajouté à son catalogue premium destiné aux chefs étoilés du monde entier : « Nos produits vont pouvoir figurer à la carte des plus grands restaurants, en Chine, aux États-Unis ou en Australie. C'est une immense fierté, car seule une trentaine de productions sont sélectionnées chaque année, toutes catégories confondues : viande, poisson, vins... C'est d'ailleurs l'un des premiers légumes à entrer dans ce catalogue. La consécration ! »
Source : francebleu.fr