« Je trouve cela très logique, tant d’un point de vue logistique qu’écologique », Alain Alarcón, Banagrumes

Une nouvelle plateforme multimodale rail-route en plein cœur de Rungis

Le fret ferroviaire semble reparti sur sa lancée. Après la remise en service du Train des Primeurs en octobre dernier, la Semmaris, société gestionnaire du MIN de Rungis, avait lancé le mois suivant un appel d’offres européen à 25 millions d’euros (en cours jusqu'à lundi 10 janvier) pour la création et l'exploitation d'une nouvelle gare ferroviaire de transport combinée rail/route. 

Un projet qui pourrait voir le jour fin 2024 voire début 2025 et qui s'inscrit dans « la relance du ferroviaire à Rungis », comme l'exprimait Benoît Juster, directeur exécutif de la Semmaris, au journal Le Parisien. C'est à partir d'aujourd'hui, mardi 11 janvier, que les candidatures seront étudiées.  


A l'occasion de la remise en service du Train des Primeurs le 24 octobre 2021, Stéphane Layani, président de la Semmaris avait indiqué qu'avec cette nouvelle plateforme, « Les marchandises pourront aller et venir d’Avignon (Vaucluse) jusqu’à Dunkerque (Nord) ou Rotterdam (Pays-Bas), cela facilitera les exportations. » / © rungisinternational. 


Une nouvelle bien accueillie par les acteurs du MIN 
Une nouvelle plutôt bien accueillie par les grossistes présents sur le MIN, à l'image d'Alain Alarcón, Président de la société Banagrumes,  qui y voit une réponse adaptée aux différents besoins. « Depuis plusieurs années on parlait d’arrêter le train des primeurs parce qu’il était vétuste et qu’il n’y avait pas de repreneur. Déjà à cette époque, la solution paraissait évidente. Face à ce trafic colossal de camions qui partent côté Est de l’Espagne et qui remontent par Perpignan, Lyon, Beaune puis Paris, il fallait une réponse adaptée. De la même manière pour le trafic en provenance des principaux ports d’importation de fruits et légumes, Anvers et Rotterdam. Ce n’est vraiment qu’une volonté politique de mettre en place en parallèle de ces axes-là un transport ferroviaire qui soit pratique pour les opérateurs du marché. Voilà pourquoi la réflexion s’est étendue à l’axe Barcelone/Anvers, et je trouve cela très logique, tant d’un point de vue logistique qu’écologique ».  
 
Pour la société Banagrumes, qui utilise le Perpignan-Rungis plusieurs fois par semaine : « Il est intéressant pour nous d’utiliser le Train des Primeurs pour faire des groupages avec des marchandises en provenance de la région de Valence que nous ne transportons pas en unité complète. Nous avions peu à peu laissé tomber le fret ferroviaire il y a quelques années par manque de fiabilité. Et dans notre métier, nous travaillons tellement à flux tendu qu’il est primordial d’avoir une solution de fret qui soit fiable. Aujourd’hui, depuis que le train roule de nouveau, nous l’utilisons deux à trois fois par semaine, et nous en sommes satisfaits ».  

Manutention de plus grandes quantités de marchandises 
Un projet faramineux qui nécessitera la construction de routes, de zones de chargement et de déchargement ainsi que de nouvelles zones d'accès pour les camions, entre autres. Car si le système actuellement en place convient pour de petites quantités de marchandises, le transport combiné permettra quant à lui la manutention et le transport de quantités de marchandises bien plus importantes. 


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