Les résultats de consommation des statistiques du marché fournies par Eurostat et d'autres organismes officiels reflètent l'augmentation de la consommation dans l'Union européenne de fruits tropicaux tels que les bananes, qui avoisinaient les 14 kilos par habitant dans l'UE à la fin de 2020, soit 3 kg de plus qu'en 2007 ; ainsi que les avocats, les ananas et les mangues, avec un peu plus de 4 kg par personne et par an, soit le double de la consommation d'il y a 10 ans.
Ce boom contraste toutefois avec la baisse des oranges, qui sont passées de 9 à 7 kg par habitant et par an (soit 20 % de moins) dans des pays européens comme l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. La consommation de mandarine est restée plus stable, ne diminuant que de 0,30 kilos par personne et se maintenant autour de 4 kilos.
Sur le marché intérieur, en Espagne, selon le ministère de l'agriculture, la consommation d'oranges est passée de 23 à 18 kilos et celle de mandarines de 7 à 6 kilos entre 2007 et 2020.
Pourquoi la consommation d'oranges est-elle en baisse ?
Selon le consultant Paco Borrás, ex-directeur commercial d'Anecoop, qui a récemment participé à une commission des Corts, les raisons sont à chercher dans « le manque d'intégration de la chaîne de valeur, l'absence totale de promotions et la lutte interne entre les zones de production. » Il souligne également la situation d'un secteur interprofessionnel qui « manque d'activité. »
De l'avis de cet expert, les agrumes ont perdu de leur importance dans les exportations espagnoles au profit des légumes et d'autres fruits et leur consommation continue de baisser tant en Espagne que dans les autres pays européens, d'où l'importance de les promouvoir et de leur donner une nouvelle image.
Source : levante-emv.com