Le manque d'irrigation affecte la production d'ail en Castille-La Manche, la principale région productrice d'ail de l'UE

« Bien qu'il soit encore tôt, je pense que la réduction de la récolte pourrait être d'environ 10 % »

Le secteur de l'ail, en alerte en raison de la sécheresse qui sévit en Castille-La Manche, première région productrice d'ail de l'Union européenne, a demandé cette semaine au Gouvernement Espagnol et aux responsables des confédérations hydrographiques des stratégies communes et un plan hydrologique national qui articule les plans de bassin afin de garantir un équilibre entre la durabilité des aquifères et la rentabilité économique des régions, en raison de la possible réduction de la production d'ail et de la diminution des hectares consacrés à sa culture.

Le président de l'Association Nationale des Producteurs et Négociants d'Ail d'Espagne (Anpcan) et actuel trésorier de l'IGP Ajo Morado de Las Pedroñeras, Juan Salva Peregrin, a expliqué à ABC qu'il était préoccupé par les restrictions d'eau qui se produisent en Castille-La Manche pour l'irrigation de l'ail et d'autres cultures.

M. Peregrin souligne que plusieurs régions sont déjà « très affectées » par ce manque d'eau, car elles ne peuvent pas irriguer leurs cultures. C'est le cas de Balazote et Barrax, dans la province d'Albacete, où quelque 1 500 hectares sont actuellement touchés. Également dans la province de Ciudad Real, où plusieurs municipalités sont déjà contraintes de réduire la production d'ail en raison de la rareté de l'eau dans l'Aquifère 23 et las Tablas de Daimiel (Ciudad Real).

Juan Peregrin, qui cultive de l'ail à Almeria et à Cuenca, estime que la « solution idéale » serait de mettre en place un plan hydrologique national qui permettrait d'effectuer des transferts à partir des confédérations, de sorte que là où il y a plus d'eau, elle puisse être transférée vers les zones qui en manquent le plus. « Ce que nous demandons, c'est la création d'autoroutes de l'eau. Outre l'amélioration des techniques d'irrigation dont nous disposons pour la culture », répond-il, donnant comme exemple la mise en place de l'irrigation au goutte-à-goutte, déjà appliquée dans le Levante et l'Albacete.

Il est également favorable à la promotion de la recherche sur les produits qui améliorent la consommation d'eau.

Il insiste sur le fait que les producteurs ne savent pas comment la saison va se terminer car cette année a également connu une augmentation des coûts de production - entre 25 et 30 % - notamment en raison de la hausse de l'électricité, des engrais et du loyer, entre autres. « Bien qu'il soit encore tôt, je pense que la réduction de la récolte pourrait être d'environ 10 %. » 

 

Source : abc.es 


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