« Augmentation de la demande de chargements à température contrôlée »

Personne ne savait ce que pouvait représenter la congestion il y a 15 ans, lorsque Henri Honkoop a lancé Honkoop Barging avec un seul bateau d'expédition de conteneurs. Aujourd'hui, cette société néerlandaise affrète des barges pouvant contenir jusqu'à 500 conteneurs. « Nous transportons ces conteneurs sur les voies navigables néerlandaises et belges ainsi que dans les zones portuaires à bord de ces bateaux. »


Honkoop Barging expédie environ 5 000 EVP (unités équivalentes à vingt pieds) par semaine.

« 10 % des conteneurs sont des fruits et légumes, les frites, les bananes et les oignons étant les principaux produits. Nos bateaux sont équipés de connexions frigorifiques, ce qui permet de maintenir la chaîne du froid sans interruption. »

Honkoop Barging effectue ce que l'on appelle les derniers kilomètres à l'intérieur des terres depuis les ports de Rotterdam, d'Anvers et de Flessingue. « Par exemple, les bananes arrivent du Costa Rica dans des conteneurs au port de Rotterdam. Nous les transportons par barge jusqu'au terminal de BCTN à Alblasserdam. »

« Nous transportons des frites du terminal CTU de Lewedorp vers Lelystad, tandis que les oignons vont du port de Flessingue vers Rotterdam et Anvers. Nous naviguons aussi régulièrement vers Gand et Terneuzen [en Belgique]. Nous transportons de nombreux conteneurs dans le port de Rotterdam, d'un terminal à l'autre », explique Henri.

Pourquoi utiliser une péniche ?
Selon lui, la durabilité est la principale raison du choix du transport par péniche. Le transport de grands volumes en une seule fois est également plus économique. « De plus, il y a beaucoup moins d'émissions de CO2. La sécurité et la fiabilité, surtout de nos jours, jouent également un rôle. Sans compter que nous n'avons pas à faire face aux embouteillages et aux travaux routiers. »

« Le transport par voie d'eau est une alternative réellement intéressante au transport routier, surtout dans un ‛pays maritime' comme les Pays-Bas. Ce pays compte plus de kilomètres de voies navigables que d’autoroutes. De plus, les lieux de transbordement et le réseau de compagnies maritimes offrent de nombreuses possibilités », explique Henri.


Les exportations d'oignons rendent la seconde moitié de l'année particulièrement agitée.

Honkoop Barging expédie environ 5 000 EVP (unités équivalentes à vingt pieds) par semaine. « Nous ne sommes pas un acteur important dans ce secteur. Le transport par eau a considérablement augmenté. La pandémie a provoqué un fléchissement en 2020, mais on observe globalement une augmentation de 6 %. Le commerce mondial est en plein essor, ce qui se reflète dans les volumes. Il y a une demande croissante de cargaisons à température contrôlée, car les navires fruitiers habituels sont beaucoup plus chers que le transport par conteneurs. »

« Il y a dix ans, nous ne transportions aucun conteneur d'oignons, de même qu'il y a cinq ans, pas un seul conteneur de bananes, ce sont donc des évolutions considérables, poursuit Honkoop. Les choses sont différentes aujourd'hui. Les exportations d'oignons rendent la seconde moitié de l'année particulièrement chargée. Les liaisons aller-retour entre Flessingue et Rotterdam et Anvers sont ininterrompues. Il est donc essentiel pour ce prestataire de services logistiques de toujours avoir suffisamment de conteneurs vides disponibles pour le chargement à Flessingue. »

Renforcer la position de la navigation intérieure
Lorsqu'elle affrète des péniches, Honkoop Barging doit faire correspondre les cargaisons du mieux qu'elle peut et selon certains délais, afin d'utiliser la capacité des navires de manière optimale. Les retards dans les ports maritimes rendent parfois la tâche difficile, ce qui met en évidence la position inégale entre la navigation maritime et la navigation fluviale.

« Les compagnies maritimes déterminent la manutention dans les terminaux maritimes. Ensuite, c'est généralement le principe « qui paie, décide » qui s'applique. Les péniches sont toujours les plus proches des grands navires de mer. Cela signifie que le chargement et le déchargement sont effectués plus tard que prévu, et ce plus souvent. Cela crée une pression, surtout lorsqu'il s'agit de cargos frigorifiques. Ce défi majeur est source d'inquiétude. »


« Le transport par voie fluviale nécessite une autre façon de penser. »

Pour lutter contre la congestion des ports comme Rotterdam et Anvers, il est essentiel que les coûts du transport fluvial commencent à inclure le transbordement dans tous les terminaux à conteneurs, affirme Henri. « Nous ne serons alors plus obligés de dépendre des compagnies maritimes pour le chargement et le déchargement. Cela permettra d'égaliser les conditions de concurrence entre le transport maritime et le transport intérieur. On pourrait comparer cela à l'achat de droits d'atterrissage dans les aéroports. La navigation intérieure apporte une valeur ajoutée considérable au secteur de la logistique et devrait recevoir beaucoup plus de crédit », ajoute-t-il.

Pression supplémentaire résultant de l'augmentation du commerce mondial
Henri évoque le fait que son secteur contribue à résoudre des problèmes tels que les embouteillages et d'autres difficultés auxquelles se heurte le secteur des transports, comme la grave pénurie de chauffeurs. « Le transport routier ne peut tout simplement pas faire face à l'augmentation des volumes, surtout si on le compare à la capacité de transport par voie navigable. Or, celle-ci ne cesse de croître. De nouveaux navires de mer sont construits, ce qui offre des opportunités pour la navigation intérieure. La question est de savoir si l'infrastructure européenne est prête à accueillir autant de conteneurs supplémentaires. La pression sur l'ensemble de la chaîne est déjà perceptible », ajoute-t-il.

Il y a donc de nombreux avantages à choisir le transport par péniche. Pourtant, c'est plus facile à dire qu'à faire car, selon Henri : les entreprises sont encore souvent sceptiques. « Il faut penser différemment. Les clients sont habitués à une livraison le jour même avec le transport routier. Le transport par voie d'eau prend un peu plus de temps. »

« Mais sur le plan de la capacité et de la planification efficace autour, par exemple, de l'affectation du personnel, les bénéfices sont au rendez-vous. C'est pourquoi nous commençons toujours par examiner, avec nos clients, comment ils peuvent économiser sur les coûts de transport en utilisant intelligemment la navigation intérieure dans leur chaîne de transport », conclut-il.

La réduction des émissions de CO2 est également un sujet d'actualité dans le secteur du transport maritime. Henri suit ces développements avec intérêt. « Le moment viendra où nous pourrons choisir : hydrogène ou électrique ? Tout cela n'en est encore qu'à ses débuts. La longévité des navires est un facteur limitant. Nous avons un navire qui est en service depuis 70 ans. Un camion est amorti au bout de sept ans. Je considère l'énergie électrique comme une étape intermédiaire et l'hydrogène comme l'avenir, mais tout cela peut changer à tout moment. »

Pour plus d'informations :
Honkoop Barging
Willem Barentszstraat 1
3165 AA Rotterdam
Tél. : +31 (0)10 - 2833930
info@honkoopbarging.nl
www.honkoopbarging.nl


Date de publication:
© /



Receive the daily newsletter in your email for free | Click here


Other news in this sector:


Abonnez-vous à notre lettre d'information quotidienne pour vous tenir informé(e) des dernières actualités!

S'abonner Je me suis déjà inscrit(e)