Marc Peyres, Blue Whale :

« L’Angys a été victime de son succès ! »

Démarrée à la mi-décembre, la saison d’Angys est en passe de se terminer. Bien que le gel ait impacté la récolte cette année, la campagne aura finalement été globalement positive pour la coopérative Blue Whale : « Nous aurions dû finir un peu plus tard, mais l’Angys a été victime de son succès. Dans les prochaines années, l’objectif est d’étendre la saison jusqu’à fin juin. La récolte de 1 500 tonnes aura été un peu inférieure à celle de l’an passé suite aux épisodes de gel du printemps dernier. Elle se situe à -30/-40 % en termes de volumes par rapport à une année normale et 25/30 % de moins que l’année dernière. Mais en comparaison avec d’autres poires traditionnelles comme la William ou la Comice, l’Angys, variété exclusivement cultivée dans le Val de Loire, est celle qui aura le moins souffert du gel en termes de volumes », rapporte Marc Peyres, directeur commercial de Blue Whale.


Crédit photos : © Angys®

Une poire d’hiver qui a trouvé sa place sur le marché français
Le chiffre d’affaires de cette campagne d’Angys est également révélateur du succès de la variété, largement supérieur à celui de l’année passée : « C’est une poire d’hiver qui a trouvé sa place auprès des consommateurs français et qui est très bien positionnée en termes gustatif. Face à la demande de ces dernières années, nous avons beaucoup planté pour doubler nos surfaces de production. Désormais nous sommes prêts. Dès la prochaine saison, nos volumes vont augmenter, pour atteindre nous l’espérons les 2 500-3 000 tonnes l’année prochaine, et les 5 000 tonnes d’ici 4 à 5 ans ».


Crédit photos : © Angys®

Un gel qui jusqu’ici aurait épargné pommes, poires et kiwis
Face aux vagues de gel récemment passées, Marc Peyres se veut plutôt rassurant : « La prudence est de mise, bien sûr. Mais pour l’instant, il semble que nous ayons globalement évité les dégâts sur les pommes et poires. Bien entendu, il y a toujours une grande hétérogénéité dans les conséquences climatiques d’un producteur à l’autre et en fonction des bassins de production. Mais à ce stade, il faut prendre du recul. Les premières estimations seront faites d’ici trois semaines. A noter que d’autres étapes cruciales dans la saison peuvent également avoir une influence importante sur la récolte, comme la qualité de la floraison ou encore l’éclaircissage. On a pu avoir par le passé des printemps pluvieux qui ont été davantage préjudiciables pour la production que des épisodes de gel ».

Si pommes et poires semblent avoir été épargnées par les premières gelées printanières, la prune, elle, aurait beaucoup souffert de la situation : « Tous nos vergers de pruniers ne sont pas protégés. Par ailleurs, certaines zones de production habituellement préservées du gel ont été cette année fortement impactées. Pour les kiwis, l’intégralité de nos vergers étant protégés, le gel n’aura pas eu d’incidence sur la production. Sauf accidents comme un moteur cassé par exemple. Mais globalement, nous avons pu protéger cette espèce ». 

Pour plus d’informations :
Marc Peyres
Blue Whale
Tél. : +33 (0)5 63 21 56 56
marc@blue-whale.com


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