La culture de poires super-intensive en murs se généralise dans le sud de l'Italie

Dans les régions du sud de l'Italie, une technique agronomique moderne se répand dans le domaine de la culture de poires, permettant de réduire les coûts tout en garantissant des normes de qualité élevées. Il s'agit de la culture super-intensive en murs verticaux, qui consiste à cultiver les plantes sur un axe principal, en les positionnant à une distance de 0,60/0,80 m sur la rangée, et de 3,5/4,0 m entre les rangées, avec un investissement d'environ 4000/4500 plantes par hectare.


Plantation de poiriers de la variété Coscia au troisième cycle végétatif (30 mois).

Nous avons discuté de ce sujet avec l'agronome Vito Vitelli, l'un des promoteurs de ce nouveau modèle de gestion pour le sud de l'Italie.

(Sur la photo ci-contre, des poires de la variété Coscia, d'un bon calibre et d'une coloration tirant sur le rouge, en raison de leur bonne exposition au soleil).

« Même avec des zones limitées, nous avons de brillants exemples commerciaux en Sicile et en Campanie, avec des résultats exceptionnels en quelques mois seulement. En travaillant à la verticale de la paroi, nous avons la possibilité d'optimiser l'interception de la lumière, ce qui profite à l'activité photosynthétique et donc à la coloration des fruits. »


Variété Pereto Coscia avec mur vertical à Teano (Caserta).

« Une fois planté, le poirier, strictement certifié et provenant de pépinières accréditées, est coupé à une hauteur de 40-45 cm pour stimuler un vigoureux redémarrage, si le matériel de pépinière est fin, tandis qu'il est laissé entier s'il présente une section de 12-15 mm. Dans le premier comme dans le second cas, on fait évoluer un seul guide (monoaxe) le long d'une canne de soutien, qui montera le mur de façon parfaitement verticale sur au moins 2,5 m, jusqu'à plus de 3,5 m en 15-24 mois. Ce développement sera naturellement soutenu par un apport équilibré d'eau et de nutriments et par un ensemble de bonnes pratiques agronomiques. »

La structure d'une plantation innovante de poiriers à haute densité consiste en 3-4 fils de fer parallèles, se chevauchant à environ 0,80 m l'un de l'autre, soutenus par des poteaux en béton, faisant saillie jusqu'à 4 m et espacés le long de la rangée à 10-12 m. L'installation comportera également un système d'irrigation goutte à goutte localisé à 30-40 cm du tronc de la plante.

« Pendant la croissance, on trouve le long de l’axe, aussi bien des branches faibles, prédisposées à la fructification après avoir atteint la maturité des bourgeons en 2-3 ans, que des branches vigoureuses (branches mixtes), grandes et très longues », poursuit Vitelli. « La taille de production consiste à sélectionner les formations fruitières (branches faibles) et à repousser les branches vigoureuses de quelques centimètres vers la base. Cette opération, à réaliser au début de l'automne ou à la fin de l'hiver, permet de maintenir, le long de l'axe unique, un équilibre parfait entre l'activité de renouvellement végétatif, résultant des pousses, et l'activité productive obtenue grâce à la sélection des formations fruitières. Pendant les premières années, afin de mieux gérer le pouvoir végétatif de la phase juvénile, il conviendra également d'effectuer une taille verte pendant la période estivale. »


État de la culture lors de la première période de végétation (moins de 12 mois). Usine située à Castronuovo di Sicilia (Palerme).

La technique super-intensive est particulièrement adaptée à la variété « Coscia », une poire d'été typiquement méridionale. « Les fruits produits par les formations fruitières, sélectionnées par la taille et disposées directement sur l'axe vertical, ont un calibre considérable, une excellente couleur de peau lorsqu'ils sont exposés au soleil et des qualités organoleptiques exceptionnelles. Chaque poirier produit en moyenne 60-70 fruits à partir de la quatrième année, avec un poids moyen d'environ 120 g : cela signifie 8-10 kg de poires par plante, ce qui, avec un investissement de 4000-4500 plantes par hectare, permet des rendements unitaires de plus de 30-35 tonnes/ha. Dans les zones très propices de la Sicile et de la Campanie, le prix de vente au producteur est d'environ 0,80-1,00 euros par kg de poire, ce qui génère 30-35 mille euros de SPG par hectare. »


Pereto traditionnel

« Nous devons abandonner le modèle de la plantation traditionnelle de poiriers, également connue sous le nom de plante en volume ou en pot, réputé pour avoir une plante formée par les 4-5 branches principales classiques et donc avec un excès de structures porteuses en bois, surtout à la base, avec peu de branches fruitières. Un système qui, malgré des plantations spacieuses, ne favorise pas l'aération et une meilleure répartition des pesticides, entraînant ainsi la propagation d'organismes nuisibles. Il s'agit d'une méthode de production de poires obsolète, qui décourage les agriculteurs car elle se caractérise par des frais élevés, de faibles rendements, une gestion compliquée du couvert végétal, beaucoup de traitements, beaucoup de résidus, et un système qui n'optimise pas le sol compte tenu du schéma de plantation de 4mx4m (600-700 plants/hectare). »

Pour plus d'informations :
Agronome Vito Vitelli
Tél. : +39 3392511629
vitovitelli@tiscali.it
vitovitelli.blogspot.com


Date de publication:



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