Chaleur et sécheresse : les producteurs sur le qui-vive

Les épisodes de chaleur se succèdent dans l'Hexagone et avec, la sécheresse, engendrant des conséquences importantes pour les agriculteurs. Des aléas climatiques synonymes de baisse de rendement pour de nombreuses productions et une qualité également impactée. Si des restrictions d'usage de l'eau ont déjà été mises en place pour les particuliers, de nouvelles mesures pourraient cette fois s'adresser aux producteurs. 

Certains maraichers constatent déjà des dégâts et des pertes allant jusqu'à 30 %. Des fruits brûlés par le soleil et d'autres qui ne poussent tout simplement pas. Mais c'est aussi la production de légumes d'hiver qui inquiète particulièrement avec le risque de connaitre des calibres beaucoup plus petits voire même des pénuries. 

Face à ce cocktail chaleur et sécheresse, la Première ministre, Elisabeth Borne, a décidé d'activer vendredi 5 août la cellule interministérielle de crise pour faire face à une « sécheresse exceptionnelle la plus grave jamais enregistrée dans notre pays ». Selon Matignon, « la situation pourrait perdurer durant les 15 prochains jours, voire devenir plus préoccupante encore ». Une cellule qui devrait permettre d’assurer une remontée d’information régulière par les Préfets de département des zones les plus touchées ;
d’anticiper l’activation éventuelle des plans ORSEC « eau » pour les agglomérations concernées ; de coordonner les mesures de sécurité civile nécessaires. Elle assurera également un suivi des impacts de cette sécheresse pour les infrastructures de production d’énergie et de transport et pour le secteur agricole.

La présidente de la FNSEA avait déjà alerté sur ses conséquences pour les agriculteurs après un hiver sec et un printemps ensoleillé. « Les pertes devraient être certainement proches du milliard d'euros voire plus », a estimé Christiane Lambert. Dans un communiqué publié le 5 août, la FNSEA demandait « un accompagnement immédiat des agriculteurs par des mesures de soutien en matière de trésorerie : banques, assureurs, caisses de MSA, fournisseurs, administration fiscale… doivent répondre présents face à cette situation d’urgence. Il est également nécessaire que tous les services administratifs prennent immédiatement acte du caractère de force majeur de la situation. Qu’il s’agisse de la gestion de l’usage de l’eau, dont les priorités doivent être orientées clairement vers les productions alimentaires ; qu’il s’agisse des dérogations à l’implantation des SIE (surface d’intérêt écologique), qui ne pourront lever faute d’eau, une approche pragmatique et solidaire doit s’imposer !

De plus, il est urgent de donner aux agriculteurs les moyens de gérer le risque climatique grâce à un dispositif d’assurance récolte dont les derniers paramètres doivent être arbitrés au plus vite, afin qu’il soit opérationnel au 1er janvier 2023, et porté à connaissance de tous les agriculteurs. »

Photo : © Francois HENRY/REA


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