Brahim El Hasnaoui, Fleuron d’Anjou

« Un marché plutôt attentiste et des ventes cohérentes » pour l’échalote d’Anjou IGP

La coopérative angevine Fleuron d’Anjou poursuit sa saison des alliums commencée cet été. Son directeur commercial, Brahim El Hasnaoui, fait le point sur le déroulement de la campagne de l’échalote traditionnelle et de l’échalion, les spécificités de chaque produit et leur positionnement sur le marché.


Arrachage des échalotes / © Fleuron d'Anjou

L’échalote d’Anjou IGP : un goût soutenu et corsé
Plus intense en goût que sa cousine de semis, l’échalote traditionnelle a la particularité d’être plantée et récoltée main. Première échalote française à bénéficier du signe officiel européen IGP (depuis 2015), son mode de production et ses qualités gustatives lui valent même d’être promue et mise en valeur par la Confrérie des Amis de l'Echalote d'Anjou, qui organise chaque année au mois de juillet une fête marquant le début de la récolte.


© Fleuron d'Anjou 

Fleuron d’Anjou en produit près de 1 500 tonnes par an. « Elle est coupée à la main et nous commençons à la sécher une dizaine de jours au champ. Une partie est ensuite vendue et l’autre stockée en chambre froide pour être commercialisée jusqu’aux mois de mai-juin de l’année d’après ». Si les producteurs sont habitués à des variations de production, cette année les aléas climatiques auront significativement marqué la saison. « Avec le déficit hydrique très important sur le printemps et les très fortes chaleurs de juin, l’échalote a moins bien grossi sur la fin de cycle ce qui donne beaucoup de petits calibres. Nous aurons donc un tonnage moindre, sur la même surface plantée, soit entre 10 et 20 % de moins que sur une année normale ». 


© Fleuron d'Anjou 

Actuellement l’échalote traditionnelle bénéficie d’une demande assez calme. « Le marché est plutôt attentiste et les ventes cohérentes », selon Brahim. « Nous avons fini les stocks de l’ancienne récolte très précocement donc il n’y a pas eu de chevauchement entre les deux saisons, ajouté à ça un rendement moindre entraînent donc une certaine fluidité. »  Mais c’est durant les fêtes que la demande atteint son plus haut niveau. « Il y a vraiment deux périodes charnières de commercialisation dans l’année pour l’échalote traditionnelle. A partir du mois de novembre nous commençons à préparer les fêtes de fin d’année avec des opérations mises en place pour Noël, et le second temps fort de la saison c’est bien sûr les fêtes pascales ».

L’échalion s’impose chez les restaurateurs et à l’export
Avec 2 500 tonnes produites chaque année, Fleuron d’Anjou entame la récolte de l’échalion début juillet. Tout comme l’échalote, cette année l’échalion devrait connaitre « le même impact au niveau du rendement. L’échalion a besoin d’eau sur la phase finale, au stade de la bulbaison, pour se former et grossir donc nous aurons également des calibres plus petits. »


© Fleuron d'Anjou 

« Depuis une quinzaine d’années maintenant, sur certains marchés nous ne faisons plus que de l’échalion ». Si les restaurateurs préfèrent pour beaucoup l’échalion à l’échalote c’est d’abord à cause de sa taille, mais aussi de son prix. « A la différence de l’échalote traditionnelle, dans la production de l’échalion tout est mécanisé, ce qui en fait donc un produit moins cher ». Mais l’échalion s’impose également au-delà des frontières car « dans de nombreux pays, les consommateurs ne font pas la différence, au niveau du goût, entre l’échalote traditionnelle et l’échalion, donc ils privilégient forcément le produit le moins cher. »

Pour plus d’informations :
Brahim El Hasnaoui 
Fleuron d’Anjou
Tél. : +33(0) 241 530 480
Fax : +33(0) 241 536 712
fleurondanjou.fr   


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