Olivier Brailly, Groupe MGD:

 Les Belges s’installent en France pour produire de la carotte française 

Selon Olivier Brailly de l’entreprise française Groupe MGD, énormément de producteurs belges achètent des terres en France pour produire des carottes françaises. « Cela m’a vraiment étonné. Ils amènent leur savoir-faire et viennent s’installer au nord de la France, parfois même dans Les Landes, pour cultiver et vendre leurs carottes en France. »  Après la tomate, la carotte est le deuxième légume le plus consommé en France.

« La raison de l’arrivée des belges peut être le chauvinisme des Français. La plupart des Français pense toujours que les réglementations françaises diffèrent des réglementations du reste de l’Europe. Les producteurs belges viennent ici pour vendre leurs produits sur le marché français. »

« En ce moment, le marché des carottes est en pleine transition. La saison de la carotte ancienne française et même la carotte belge est terminée. Nous commencerons la nouvelle carotte de Portugal bientôt. Bref, en ce moment, il n’y a pas grand-chose et on perd la clientèle française et belge. Ils attendent la nouvelle récolte. »

Il est difficile de dire quand la nouvelle récolte va débuter. « C’est une année très atypique. On aurait dû commencer à récolter des produits dont la saison n’a pas encore commencé et on aurait dû terminer la récolte de certains alors que l’on est en plein dans la saison. Tout est un peu décalé. Normalement la nouvelle récolte devrait commencer d’ici 14 jours au plus tard. »

« Les carottes sont surtout destinées au marché, entre guillemets, local. Mais il n’y a aucun producteur qui n’exporte pas, notamment vers le Sénégal et la Côte-d’Ivoire. J’ai un ami qui est producteur, en l’occurrence belge. Il envoie des containeurs vers le Sénégal et la Côte d’Ivoire, et il est loin d’être le seul. »

Les carottes jaunes et pourpres gagnent de la popularité en France. « Cela est dû aux émissions de télévision comme Topchef. Les émissions télé ont démocratisé beaucoup d’anciens légumes et des produits de niche, comme les carottes pourpres et jaunes. Ils ont une meilleure position dans la grande distribution française qu’avant, mais on ne peut pas comparer les ventes aux ventes des produits conventionnels. Un magasin qui vend 10 kilos par jour a déjà une belle rotation. Avant, c’était plutôt 10 kilos par semaine. »

Olivier souligne que l’influence de telles émissions de télévision n’est pas propre à la France. « En Asie, par exemple, il y avait une émission culinaire sur les bienfaits de la spiruline. C’était en Chine ou au Japon. En ce moment-là, il est très compliqué de trouver de la spiruline fraîche en Europe. Elle est complètement absorbée par l’Asie, uniquement parce qu’une émission télé en a parlé un jour. »

Pour plus d’informations : 
Groupe MGD
Olivier Brailly
+336 73 45 48 58

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