Pesticides : en route vers le « zéro résidu »

Lors de son 62ème congrès qui s’est tenu au Mont-Saint-Michel, l’association Légumes de France a annoncé comme objectif une réduction de 25 % des pesticides d’ici à 2025.

Avec les nombreuses affaires liées au pesticides, dont la fameuse interdiction du métam-sodium, ceux-ci ont évidemment été au centre des débats. Les producteurs du département de la Manche connaîssent d’ailleurs bien le problème vu qu’ils affirment être sans solution technique pour tuer les nématodes depuis la fin de la dérogation d’utilisation du dichloropène.

L’interprofession investit près de 50 millions d’euros par an (Centre technique, CTIFL et les vingt-sept stations régionales) dans la recherche afin de trouver des alternatives aux pesticides. Avec près de 230  000  ha (1 % de la surface agricole), les 30  000 exploitations légumières de France manquent de terrains pour allonger les rotations de culture. C’est investissements sont donc une nécessité quand on connait les problèmes de main d’œuvre rencontrés par le secteur. En effet, la seule alternative, pour le moment, pourrait se faire par le personnel. Malheureusement, celui-ci manque grandement : « nous avons de plus en plus de mal à trouver des salariés » , s’inquiète Jacques Rouchaussé, président de Légumes de France. La filière « fruits et légumes » emploie près de 20  % de la main-d’œuvre utilisée en agriculture, soit 200  000 emplois (80  000 équivalents temps plein) et autant de saisonniers. L’embauche est devenue de plus en plus difficile, surtout depuis la disparition du dispositif TODE (Travailleurs occasionnels - Demandeurs d’emploi) d’allégement de charges sociales.

L’un des nouveau élément que l’association a constaté est la monté de nouveaux modes de commercialisation. Même si la grande distribution assure encore environ 80 % des débouchés des légumiers, «  pour la première fois, leur chiffre d’affaires «  fruits et légumes  » a baissé  », constate Jacques Rouchaussé. Les canaux de commercialisation se diversifient  : drive fermier, vente directe, casier de légumes 7 jours sur 7 et maintenant des paniers via Amazon ou Google.

Enfin, Rouchaussé annonce que la filière a le vent en poupe avec 3,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Aujourd’hui, le nouveau défi est de s’attaquer aux cantines scolaires en les transformant avec 50 % de bio et local d’ici à 2022.

Source : Ouest-France


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