Des salariés de Super U s’opposent au travail obligatoire le dimanche

Comme ils l’ont fait depuis le 26 mai, les salariés du Super U de Savigneux, dans le département de la Loire, se sont mobilisés à nouveau le week-end dernier pour dénoncer le caractère obligatoire du travail le dimanche. Ils ont distribué des tracts aux clients et rencontré le directeur du site pour exposer leurs revendications.

En effet, les employés ne peuvent choisir de travailler le dimanche ; ils doivent le faire un dimanche sur six sous peine de s'exposer à un licenciement économique. Usuellement, le travail le dimanche est soumis au volontariat.

Le directeur du magasin explique que c’est à contre cœur qu’il a dû prendre la décision d’ouvrir le dimanche, entre la concurrence présente sur internet, les autres supermarchés locaux déjà ouverts les dimanches et les changements dans les habitudes des consommateurs : « Nous sommes quasiment les derniers à ouvrir le dimanche, explique Frédéric Boutreux. On y va par obligation économique. J'ai résisté le plus longtemps possible. Aujourd’hui, on ouvre. Je sais que c'est une contrainte pour les salariés. On s'est organisé pour avoir un rythme de travail à seulement un dimanche sur six pour chacun et avec une rémunération qui est quasiment doublée par rapport à ce que prévoit la loi. La loi prévoit 30 % de rémunération supplémentaire. Pour ma part j'ai décidé de rémunérer à 55 % les heures du dimanche ».

Sabine Michalon, la déléguée de la CGT s’est entretenue avec le directeur : « Le volontariat n'est pas possible dans l'entreprise. Il parle d'équité entre les différentes équipes. Parce qu'il y a certaines équipes dans lesquelles ce serait possible et d'autre non. Donc plutôt que d'envisager d'augmenter les effectifs et de permettre le volontariat, il préfère refuser le volontariat à tous. Travail du dimanche obligatoire sous peine d'être licencié. Il nous annonce un licenciement économique pour des raisons économiques. Il ne peut pas licencier pour un refus de travailler le dimanche. Mais il va licencier parce que pour des raisons économiques il ne pourra pas conserver les effectifs si l'ouverture le dimanche n'est pas possible ». 

Pour certains salariés, ces explications ne sont pas suffisantes et réclament donc qu’on leur laisse le choix de travailler ou non le dimanche. Mélanie, une employée s’explique : « je suis célibataire, j'ai deux enfants, c'est un dimanche sur six que je ne passerai pas avec mes enfants, je vais devoir employer une nourrice, car la mienne ne veut pas garder mes enfants les dimanches, je vais devoir la payer cher, plus que ce que je vais toucher en travaillant ce jour-là ». 

Les salariés ont encore un mois pour signer un avenant à leur contrat de travail pour accepter le travail dominical. Si ils refusent, ils s'exposent à un licenciement.


Source : www.francebleu.fr


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