La noix de Grenoble se remet de la tempête de l’an dernier

En Isère, le 15 juin 2019, un vent fort accompagné de grêle avait dévasté de nombreux noyers de l'appellation d'origine contrôlée dans le Sud-Grésivaudan. Très vite, le ministre de l'agriculture Didier Guillaume, le président d'Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez et le département de l’Isère s’étaient rendus dans les exploitations de noix AOC pour constater les dégâts.

Un an s’est écoulé et le fond de la calamité agricole a couvert la plupart des frais. La Région avait aussi promis « 5 millions d’euros » pour tous les agriculteurs touchés. Au global, les pertes toutes spécialités confondues s’élevaient à 11 millions d’euros. « Nous avons versé une première aide collective de 180 000 euros, indique Robert Duranton, vice-président du département à l'agriculture, pour l'achat notamment de piquets, le regroupement et le broyage des souches pour éviter la maladie. Ensuite il y a eu les déclarations : nous avons eu 237 dossiers éligibles et le plan de soutien du département s'est monté à 1,65 millions d’euros ».

A Vinay, Coopenoix, l’une des plus importantes coopérative de commercialisation de la noix de Grenoble estime qu’elle a perdu « 30 à 35 % des volumes ». Cette année, 4 000 tonnes de noix ont été vendues, contre 6 000 l'an dernier.

Si les répercussions risquent de se faire encore sentir sur les prochaines récoltes, la situation a été relativement maîtrisée et les aides devraient permettre aux producteurs de tenir au moins deux ans. « J'ai 25 hectares en production, il y a environ 400 arbres quasi tombés soit l'équivalent de 5 hectares », indique Christian Boffelli, producteurs de noix à Montagne, près de Chatte et St Antoine L’Abbaye. « Les noyers arrachés en AOP sont des noyers qui avaient entre 15 et 30 ans. Au minimum les nouveaux donneront dans 10 ans. Les autres variétés dans 6 ans. Après les quatre dernières années j'avais planté 14 hectares de jeunes vergers qui vont venir apporter de la production dans trois ou quatre ans ». Cet agriculteur a reçu « 80 000 euros d’aides » pour « 600 à 800 000 euros de perte estimée sur 10 ans » en reconnaissant qu'il n'était pas assuré contre la grêle « par choix personnel ».

 


Source : francebleu.fr


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