Mauvaise année pour les pommes de terre françaises

La pandémie et les intempéries auront apporté beaucoup de tracas aux agriculteurs français, comme en témoigne Astrid Granger, agricultrice à Balleroy-sur-Drôme dans le Calvados.

Interrogée par le journal La Renaissance, elle fait le point sur l’année 2020 : « Nous exportons de façon relativement correcte du blé et de l’orge. Nous avons eu une mauvaise récolte en termes de rendement, mais les prix se tiennent comme jamais on les a connus, ce qui compense la baisse de rendement. Pendant le confinement, les producteurs se sont mis à la vente directe… Les ventes directes ont connu l’impact du confinement. Par contre, dès le déconfinement et pendant la période des fêtes, elles ont super bien marché. Certains producteurs ont eu des augmentations fulgurantes au moment de Noël. Ils ont pris un gros coup de « boost » sur la vente locale, tout comme l’ensemble des maraîchers. Beaucoup ont récupéré le manque à gagner de la période de confinement ».

Concernant le marché des pommes de terre, elle ne peut que constater une « catastrophe » pour cette branche de l'agriculture, à cause de la fermeture du secteur de la restauration. « Le marché fonctionne avec la restauration hors domicile. Les restaurants étant fermés, c’est très problématique ! S’ajoute à la baisse de rendement, la baisse des prix. Certains ont dû envoyer les patates en alimentation animale », indique l'agricultrice. « Le marché de la betterave est aussi très compliqué, on a enlevé les néonicotinoïdes, ce qui a produit des rendements catastrophiques. Ils ne fournissent pas les sucreries à la hauteur de leur outil de production ».

Pour 2021, elle prédit des productions difficiles pour les cultures liées à la restauration hors domicile. « La vente directe locale devrait se maintenir. Mais les gens doivent jouer le jeu. Même lorsque l’on ne parlera plus de virus, il faudra continuer à aller chez les petits producteurs. Concernant les grandes cultures, nous avons bien ensemencé nos terres. Les prix se maintiennent. Je pense que ce sera une belle année pour les céréales », confie Astrid Granger.

 


Source : actu.fr


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