L'engouement pour le gingembre s'estompe laissant un marché excédentaire en Afrique du Sud

Le marché du gingembre, soutenu l'année dernière par la recherche d'aliments renforçant l'immunité contre le Covid, est retombé aux niveaux de la demande d'avant Covid et même en dessous, car les pillages du KwaZulu-Natal ont réduit la demande de gingembre dans cette province.

Hans Schroeder est responsable de la production (macadamias, avocats et gingembre) chez Macview à Kiepersol, dans le Mpumalanga. Pour lui, le gingembre est une entreprise familiale. Il explique qu'au début de la campagne Covid, une pénurie de gingembre s'est développée entrainant des prix élevés, mais que désormais, l'offre est excédentaire et la demande stagnante.

En mai dernier, Macview déclarait à FreshPlaza qu'elle ne s'attendait pas à ce que la saison dernière se répète. En fin de compte, remarque Ruan van der Westhuizen, responsable des finances et du marketing chez Macview, le gingembre ne s'est pas avéré être la solution miracle et l'engouement qu'il suscitait s'est estompé.

La demande de gingembre est revenue à ses niveaux antérieurs, car le battage médiatique n'a laissé que peu de nouveaux consommateurs réguliers de gingembre. Malgré tout, comme le souligne Ruan, au cours de la dernière décennie, les ménages sont devenus de plus grands consommateurs de gingembre, dans le cadre d'une tendance plus large vers des modes d'alimentation sains.

Il estime que le nombre de producteurs de gingembre a doublé au cours des dix dernières années, et que beaucoup en plantent régulièrement.

Photos fournies par Macview

Les pillages du KwaZulu-Natal freinent la demande de gingembre
Le marché de Durban a toujours été un indicateur important de l'industrie locale du gingembre. On peut donc s’inquiéter de constater que la demande y a chuté, en raison des dégâts économiques causés par les pillages de juillet. Le gingembre est devenu un produit de niche, inabordable.

Macview vient tout juste d'envoyer sa première palette de gingembre à Durban depuis que la saison a débuté en mai. Alors qu'habituellement, elle en envoie deux fois par mois.

Johannesburg reste donc le principal marché et plateforme de distribution du gingembre, suivi du Cap.

La saison du gingembre dure jusqu'en décembre et, bien arrosé, il peut rester sur place. Mais il a besoin d'une aspersion régulière lorsque les températures dépassent 28°C, ce qui arrive souvent au cœur de l’été dans le Lowveld.

Ce besoin d'irrigation augmente considérablement le coût des intrants et limite la superficie cultivée en gingembre. De plus, les nématodes adorent le gingembre, explique Hans, et les nouvelles productions doivent se faire sur de nouveaux sols, avec un délais d'environ cinq ans entre les cultures de gingembre sur la même parcelle. A Macview, les champs post-gingembre sont plantés de macadamias et d'avocats (ils en sont à mi-chemin, avec déjà 100 ha de Lamb Hass).

Les fortes pluies de janvier et février ont causé quelques pertes mais le reste semble très bon.

Le marché du curcuma sur un plateau
Macview cultive également du curcuma. Seulement un hectare par an, qui livre environ 25 tonnes au marché, car ce dernier est petit et ne semble pas s'élargir.

« C'est une culture beaucoup plus facile à exploiter que le gingembre », explique Hans, « car ses feuilles sont grandes et il ne transpire pas autant. Elle survit grâce à une irrigation deux ou trois fois par semaine, mais elle ne nécessite pas l'irrigation par aspersion dont a besoin le gingembre. »

Pour plus d’informations :  
Ruan van der Westhuizen
Macview
Tél. : +27 76 137 9960
ruan@macview.co.za


Date de publication:



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